@informateur.ci- Comme toute activité, l’ouverture de chaque campagne cacaoyère en Côte d’Ivoire, requiert un minimum de préparation de la part des Sociétés Coopératives. Entre l’objectif visé en termes de tonnage à réaliser durant la campagne, la recherche de financement auprès des banques pour l’achat du cacao et la logistique, les présidents de Conseil d’administration (PCA) des sociétés coopératives perdent le sommeil.
Selon plusieurs PCA interrogés, avant et pendant la campagne, les coopératives ont besoin de disposer d’argent frais. «C’est ce qui nous permet d’acheter les produits de nos planteurs afin de constituer nos volumes pour les chargements. Les producteurs qui ont besoin d’argent ne supportent plus les dépôts-vente comme par le passé. Quand vous n’avez pas d’argent frais pour leur payer cash, ils vendent leur cacao à quelqu’un d’autre», expliquent-ils en substance.
Le comble est que la marge de 100 FCFA dévolue aux coopératives depuis l’entame de la réforme de la filière Café-cacao en 2012 n’a pas évolué. Aucune revalorisation du système de péréquation pour atténuer les charges des coopératives.
Ces derniers insistent sur le fait que le temps des dépôts-ventes est révolu. Pourtant, il n’y a pas que la fin de ce système qui complexifie désormais le travail des coopératives ; elles doivent également mobiliser plus d’argent que par le passé pour acheter le cacao aux mains de leurs producteurs. Cela en raison de l’augmentation du prix bord champ du Cacao qui est progressivement passé de 1000 FCFA/Kg (2023-2024), 1500 FCFA/Kg pour la campagne intermédiaire (2024), 1800 FCFA/Kg pour la campagne principale 2024-2025, à 2200 FCFA/kg pour la campagne intermédiaire 2025.
Outre les questions de financement, les Sociétés coopérations devront faire face à certaines pratiques déshonnêtes des producteurs et de leurs personnels. Il s’agit, entre autres, du cacao de mauvaise qualité (mal séché, mal trié), des vols du cacao par des magasiniers et des fausses déclarations lors des pesées.
Si ces augmentations confèrent aux producteurs un revenu décent susceptible d’améliorer leurs conditions de vie, elles alourdissent subséquemment, la masse d’argent que devront mobiliser les coopératives pour conserver leurs volumes initiaux et les faire progresser. Le comble est que la marge de 100 FCFA dévolue aux coopératives depuis l’entame de la réforme de la filière Café-cacao en 2012 n’a pas évolué. Aucune revalorisation du système de péréquation pour atténuer les charges des coopératives. Dans un contexte où les financements se font de plus en plus au compte-goutte, bien de coopératives ont vu leur progression prendre du plomb dans l’aile.
Outre les questions de financement, les Sociétés coopérations devront faire face à certaines pratiques déshonnêtes des producteurs et de leurs personnels. Il s’agit, entre autres, du cacao de mauvaise qualité (mal séché, mal trié), des vols du cacao par des magasiniers et des fausses déclarations lors des pesées. Toutes choses qui induisent des pertes et compromettent les bénéfices des Sociétés coopératives.
Comme on le voit, chaque campagne cacaoyère est une période d’insomnie pour les présidents de Conseil d’administration des Sociétés coopératives de Café-cacao. Une vraie galère !
Jean- François FALL












