@informateur.ci- À l’occasion de la célébration de la fête du Travail, ce 1er mai 2026, plusieurs organisations syndicales ivoiriennes haussent le ton et menacent de ne plus s’engager dans la prochaine trêve sociale. Dans un discours prononcé au nom de la Confédération syndicale plateforme nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (CS-PFN), son président, Théodore Gnagna Zadi, a exposé les raisons de cette position, tout en appelant au dialogue.
S’exprimant devant les travailleurs, actifs et retraités, le leader syndical a salué la mobilisation ainsi que la qualité des revendications exprimées par les différents secteurs. Il a également évoqué un contexte marqué par les récentes élections des délégués de l’assemblée générale de la MUGEFCI, jugées tendues et entachées d’irrégularités. Cet épisode, selon lui, a renforcé la détermination des syndicats à exiger une réforme en profondeur du système électoral et des textes régissant cette mutuelle.
Au cœur des préoccupations figurent plusieurs revendications sociales et économiques. Dans le secteur privé, les syndicats réclament notamment la suppression du SMAG dans l’agro-industrie, la revalorisation du SMIG de 75 000 à 120 000 FCFA, ainsi que l’augmentation de l’indemnité de transport.
Dans le secteur public, ils exigent l’instauration d’une prime trimestrielle pour les agents non bénéficiaires, la fin des prélèvements sur les salaires des enseignants du primaire et l’octroi d’un statut particulier aux enseignants-chercheurs.
Les retraités ne sont pas en reste. Ils demandent un retour à un taux d’annuité plus avantageux et l’automatisation de la pension de réversion pour les conjoints survivants. À ces revendications sectorielles s’ajoutent des exigences transversales, notamment la revalorisation de l’indice de base salarial et l’application effective d’un arrêté datant de 2019 relatif à la reconnaissance des centrales syndicales.
Face à l’accumulation de ces attentes, Théodore Gnagna Zadi a été clair : si des réponses concrètes ne sont pas apportées, la CS-PFN pourrait refuser de signer une nouvelle trêve sociale. Une position qu’il qualifie d’exigence de crédibilité, après des années d’engagement en faveur de l’apaisement du climat social.
Malgré cette fermeté, les syndicats affirment privilégier le dialogue avec les autorités, tout en appelant à l’unité et à la solidarité des travailleurs pour faire aboutir leurs revendications.
Yannick KOBO












