@informateur.ci- Au Sénégal, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu, mardi 26 mai 2026, président de l’Assemblée nationale. Il a obtenu 132 voix sur les 133 suffrages exprimés, avec une abstention et aucun vote contre, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour de sa réintégration comme député.
Cette élection intervient quelques jours seulement après son limogeage du poste de chef du gouvernement, le 22 mai dernier. Elle marque une nouvelle étape dans la recomposition des institutions sénégalaises, alors que le président Bassirou Diomaye Faye a nommé, le 25 mai, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô au poste de Premier ministre.
Ousmane Sonko succède à Malick Ndiaye, qui avait présenté sa démission le 24 mai. Le nouveau président de l’Assemblée a immédiatement pris ses fonctions à l’issue du vote.
La victoire de l’ex-chef du gouvernement ne faisait guère de doute, son parti, le Pastef, disposant d’une large majorité parlementaire avec 132 sièges sur 165 à l’Assemblée nationale, obtenus lors des législatives de novembre 2024.
Cependant, cette élection continue d’alimenter la polémique au sein de l’opposition. Une trentaine de députés opposés à sa réintégration ont boycotté la séance. Plusieurs responsables politiques contestent la légalité de la procédure ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège de député avant son accession au perchoir.
La présidente du groupe parlementaire de la principale coalition de l’opposition, Aïssata Tall Sall, a dénoncé lundi ce qu’elle qualifie de «coup d’État institutionnel». Selon elle, Ousmane Sonko aurait dû démissionner de ses fonctions de Premier ministre afin de reprendre officiellement son mandat parlementaire avant toute nouvelle nomination institutionnelle.
Djah OPELY












