@informateur.ci- Le Burkina Faso a enregistré un excédent budgétaire global de 66,33 milliards FCFA au terme du premier trimestre 2026, selon le rapport sur l’exécution du budget et de la trésorerie de l’État présenté lors du Conseil des ministres du 21 mai à Ouagadougou. Cette performance marque une nette amélioration par rapport à la même période en 2025, où le pays affichait un déficit budgétaire de 52,68 milliards FCFA.
Présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a salué les résultats obtenus grâce aux réformes engagées pour renforcer la gouvernance économique et améliorer la gestion des finances publiques.
Le rapport indique que les recettes budgétaires recouvrées ont atteint 807,56 milliards FCFA au premier trimestre 2026, dépassant largement l’objectif trimestriel fixé à 748,60 milliards FCFA. Le taux d’exécution des recettes s’établit ainsi à 107,88 %.
Les autorités burkinabè attribuent cette progression à un meilleur suivi des dépenses publiques, à une maîtrise accrue de l’exécution budgétaire ainsi qu’à une gestion plus rigoureuse de la trésorerie de l’État. Les encaissements enregistrés sur les comptes des comptables directs du Trésor ont fortement augmenté par rapport à 2025, permettant de dégager un solde créditeur supérieur à 208 milliards FCFA. Le document souligne également une amélioration des équilibres budgétaires.
L’épargne budgétaire excédentaire atteint désormais 239,45 milliards FCFA, contre 86,32 milliards FCFA un an auparavant.
Cette embellie intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à limiter l’endettement intérieur malgré des besoins de financement importants liés à l’insécurité et aux défis sociaux.
En mars dernier, le Fonds monétaire international a validé la quatrième revue de l’accord conclu avec le Burkina Faso dans le cadre de la Facilité élargie de crédit, ouvrant la voie à un décaissement immédiat d’environ 33,2 millions de dollars. L’institution a également approuvé un financement supplémentaire de 124,3 millions USD destiné à soutenir la résilience climatique et la stabilité économique du pays jusqu’en 2027.
Selon le FMI, les perspectives économiques du Burkina Faso pour la période 2026-2028 restent favorables, avec une croissance proche de 5 % et une inflation maîtrisée.
Djah OPELY












