@Informateur.ci- Les conséquences des déguerpissements massifs dans le District autonome d’Abidjan continuent de se faire sentir. Quatre mois après la destruction de leur quartier (le 2 juin 2026), le Collectif des déguerpis de Vridi 3-Zimbabwé se fait entendre. Il a tenu une conférence de presse le 4 octobre 2026 pour exiger l’ouverture d’un dialogue formel et des mesures concrètes de relogement.
Dans la déclaration lue par le président du Collectif, Traoré Saidou, les déguerpis de Vridi 3 Zimbabwé ont exprimé leur indignation face au regard jugé stigmatisant des autorités du District autonome d’Abidjan sur eux. L’organisation a rappelé, dans sa déclaration, qu’elle ne s’oppose ni au développement urbain ni aux mesures de sécurité, mais demande que les aménagements intègrent humainement les populations affectées.
Le Collectif réclame un recensement contradictoire des victimes, car il estime que les chiffres présentés par les autorités du District autonome d’Abidjan sont très en deçà de la réalité. Non sans déplorer la déscolarisation des enfants des déguerpis, l’impossibilité de se reloger décemment faute d’un site de recasement et de moyens financiers, la misère entraînée par la situation humanitaire désastreuse qui est à l’origine des cas de décès enregistrés parmi les victimes du déguerpissement de Vridi 3 Zimbabwé, entre autres difficultés au quotidien.
Plus concrètement, le Collectif réclame un accompagnement social pour les enfants et les personnes vulnérables, ainsi que des solutions réelles de relogement. Toutefois, les représentants des déguerpis de Vridi 3 Zimbabwé ont invité la communauté à privilégier une démarche pacifique et républicaine tout en maintenant la mobilisation.
Sir ALFRED












