@informateur.ci- De nouvelles violences visant des migrants ont éclaté à Durban, en Afrique du Sud, où la police a dû intervenir pour disperser des manifestants opposés à l’accueil des étrangers.
Les forces de l’ordre sud-africaines ont utilisé, vendredi 9 octobre, des gaz lacrymogènes et des grenades pour repousser des groupes de manifestants anti-migrants rassemblés dans cette grande ville portuaire, qui compte une importante communauté étrangère.
La mobilisation a donné lieu à plusieurs incidents violents. Un ressortissant étranger, qui a requis l’anonymat, a raconté à des journalistes avoir été agressé par des manifestants. Selon son témoignage, ces derniers l’ont frappé avant de lui dérober son portefeuille et son téléphone portable.
D’autres actes de violence ont également été signalés dans la ville et ses environs. Trois maisons auraient été incendiées tandis que plusieurs commerces ont été pillés au cours des troubles.
Ces violences urbaines ont débuté jeudi, dans un contexte de forte contestation contre la politique migratoire du gouvernement sud-africain. Les manifestants dénoncent notamment une circulaire gouvernementale demandant aux bureaux chargés de l’accueil des réfugiés de reprendre le traitement des demandes d’asile.
Cette mesure fait suite à une décision rendue en juillet par la Cour constitutionnelle sud-africaine. La juridiction avait statué sur les obligations des autorités en matière d’enregistrement et de traitement des demandes d’asile.
La reprise des violences ravive ainsi les tensions autour de la présence des migrants en Afrique du Sud. Le pays est régulièrement confronté à des épisodes de violences xénophobes, qui ciblent notamment les ressortissants étrangers travaillant ou vivant dans les grandes zones urbaines.
À Durban, l’intervention des forces de sécurité vise désormais à contenir les affrontements et à empêcher une extension des violences à d’autres quartiers.
Les autorités sont également confrontées au défi de préserver les activités économiques et la sécurité des populations étrangères dans une ville où les tensions liées à l’immigration restent particulièrement sensibles.
Djah OPELY












