@informateur.ci- Une vaste opération menée par le Federal Bureau of Investigation (FBI) au Ghana a permis de démanteler un important réseau présumé spécialisé dans les escroqueries en ligne. Plus de 130 personnes ont été arrêtées ou interpellées dans le cadre de cette intervention baptisée « Blackout ».
L’opération a été annoncée jeudi par le directeur du FBI, Kash Patel. Selon les premières informations communiquées par le responsable américain, les investigations ont permis d’identifier près de 10 millions de dollars de pertes liées aux activités frauduleuses du réseau.
Les agents impliqués dans l’opération ont également saisi plus de 300 appareils électroniques susceptibles d’avoir servi aux activités criminelles. Ces équipements devraient notamment contribuer à approfondir les investigations et à déterminer l’ampleur exacte du réseau ainsi que ses éventuelles ramifications internationales.
Pour le FBI, l’opération «Blackout» s’inscrit dans une campagne plus large contre les réseaux de cybercriminalité et les organisations impliquées dans des escroqueries à grande échelle. D’après Kash Patel, les différentes opérations conduites jusqu’à présent ont permis la saisie de près de 17 milliards de dollars d’avoirs.
Le directeur du FBI affirme également que plusieurs centaines de suspects ont été arrêtés dans le cadre de ces opérations. Des milliers de travailleurs victimes de traite auraient par ailleurs été libérés, tandis que les interventions des autorités auraient permis d’éviter environ 670 millions de dollars de pertes supplémentaires pour de potentielles victimes.
Cette opération intervient dans un contexte de montée des préoccupations liées à la cybercriminalité en Afrique de l’Ouest, notamment aux escroqueries en ligne visant des victimes à l’étranger. Les réseaux opérant depuis la région utilisent différents procédés pour soutirer de l’argent à leurs victimes, avec des conséquences financières importantes.
Kash Patel a précisé que l’enquête se poursuivait. Les autorités américaines et leurs partenaires devraient donc chercher à identifier d’autres membres du réseau, à retracer les flux financiers et à déterminer l’éventuelle implication d’autres personnes dans cette vaste affaire de cybercriminalité.
Le démantèlement du réseau au Ghana illustre ainsi la volonté des autorités américaines de renforcer la lutte contre les fraudes numériques transnationales et de poursuivre les responsables au-delà des frontières des États-Unis.
Djah OPELY












