@informateur.ci- En Afrique, la décision du Président Américain Donald Trump de réduire les dépenses publiques des Etats-Unis en suspendant voire en gelant en grande partie l’aide financière en direction des organisations qui dépendaient exclusivement de l’USAID, a été une très mauvaise nouvelle pour la quasi-totalité des Organisations non gouvernementales (ONG) concernées. Si bien qu’aux premières heures de la mise en application de cette mesure restrictive, nombre d’ONG, asphyxiées financièrement en quelques jours, ont crié leur désarroi et laissé entendre des supplications.
Cette situation pose le problème du financement sur moyens propres de milliers d’ONG créées en Afrique et dans les pays en développement ou en conflit, où les besoins d’assistance humanitaire sont une réalité. Si ces organisations se retrouvent sans moyens, ce sont des millions de personnes en difficultés qui se trouvent livrées aux maladies endémiques, à la faim, au manque d’eau, à l’analphabétisme, aux conséquences désastreuses des guerres et aux autres fléaux en Afrique et dans plusieurs parties du monde. Or les ONG dans les pays en développement n’ont presque jamais de ressources propres.
Les appels publics à fonds, les cotisations des membres, les sollicitations adressées aux éventuels bonnes volontés, donateurs et autres âmes charitables n’apportent pas grand-chose dans les caisses de ces organisations, pour leur permettre de mener des actions et campagnes sanitaires, humanitaires et de secours d’urgence sur des terrains difficiles. Or, les subventions publiques aux ONG en Afrique sont une denrée rarissime, qui n’est accordée qu’à de tout aussi rares ‘’ organisations d’utilité publique ‘’ triées sur le volet. On ne peut donc compter sur la subvention de l’Etat pour faire fonctionner une ONG en Afrique.
Malheureusement, une partie importante de l’aide internationale qui permettait à ces organisations de mener leurs activités a été supprimée avec le gel de l’aide financière américaine. Et beaucoup d’ONG en Afrique sont réduites à végéter dans l’inaction en attendant des jours meilleurs, quand elles n’ont pas carrément fermé boutique. Que faire ? Pour l’heure, cette équation semble quasi-insoluble pour la plupart des organisations humanitaires touchées par la restriction américaine. Il va donc falloir poursuivre le lobbying à Washington, pour que Trump repense sa position.
Maurice Konan KOUASSI












