@informateur.ci- Lors de l’installation du Conseil national du Pastef, le jeudi 10 juillet 2025, les oreilles du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ont sans doute sifflé.
Ce jour-là, prenant ses militants et sympathisants à témoin, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole pour faire une mise en garde directe au président Diomaye Faye. Le leader du Pastef a laissé entendre, sans la moindre précaution oratoire, qu’il existe de profondes divergences entre lui et le chef de l’État, notamment sur la gestion du pouvoir, les réponses politiques à apporter à certaines questions. «Certains disent que je dois démissionner. Je ne démissionnerai jamais, pour ceux qui s’y attendent. Mais si le président Bassirou Diomaye Faye pense que je ne peux plus être son Premier ministre, il peut me démettre. Je retournerai à l’Assemblée nationale», a lancé Ousmane Sonko. Poursuivant, il a fait savoir que s’il était à la place du chef de l’Etat, il ne tolèrerait pas certaines situations qui ont cours actuellement.
Va-t-on vers la rupture? De toute évidence, passés l’euphorie de la victoire et l’état de grâce qui a suivi leur accession au sommet de l’Exécutif, en mars 2024, les deux anciens camarades sont à l’épreuve de l’exercice du pouvoir. Et l’on voit déjà se dessiner les premières failles, les premières fissures dans le ‘’beau tandem’’ qu’ils formaient.
Cette déclaration est révélatrice des tensions qui minent le ‘’duo’’ que forment les deux hommes. Visiblement, il y a de l’eau dans le gaz. Et ce n’est pas Sonko qui dirait le contraire, lui, qui croit qu’il est injustement pris à partie dans l’indifférence de son ancien N°2. «Je suis victime d’attaques incessantes. Ceux qui m’attaquent ne sont jamais inquiétés. Mais s’il s’agit du président, des instructions sont données. Et ensuite, on dit que c’est moi qui suis derrière tout ça», a -t-il déploré.
Selon lui, l’ordre doit régner dans le pays. ‘’Sinon, avec ce qui se passe, on ne durera pas au pouvoir. Le système est complexe, et tout ce qu’ils veulent, c’est notre échec », a prévenu Sonko.
Va-t-on vers la rupture? De toute évidence, passés l’euphorie de la victoire et l’état de grâce qui a suivi leur accession au sommet de l’Exécutif, en mars 2024, les deux anciens camarades sont à l’épreuve de l’exercice du pouvoir. Et l’on voit déjà se dessiner les premières failles, les premières fissures dans le ‘’beau tandem’’ qu’ils formaient. Sont-ils déjà dans une logique de duel ? Les prochains jours seront déterminants pour la suite de l’histoire.
Ousmane MODIBO












