@informateur.ci- Combien seront-ils le 27 décembre prochain à aller à la conquête d’un siège de député sans la caution de leurs partis politiques ? En tout état de cause, les candidats indépendants seront nombreux à être dans les starting-blocks. Cependant, il y a indépendants et indépendants.
Au fil des scrutins législatifs, le nombre des candidats indépendants ne faiblit pas. Si en 2016, ils étaient 790 sur 1390 candidats retenus par la CEI, en 2021, ils étaient 762 sur 1266 postulants. C’est la preuve que le phénomène des candidatures indépendantes n’est pas prêt de mourir. Mais s’ils constituent l’un des signes les plus probants de la vitalité de la démocratie ivoirienne, force est de constater que pour les partis politiques dont certains de ces candidats sont issus, c’est toujours une mauvaise nouvelle. Puisqu’ils représentent un danger pour ceux que ces formations politiques ont retenus pour défendre leurs couleurs. Et pour cause.
Ces indépendants partagent le même électorat que les porte-étendards des différents partis dont ils sont issus. C’est donc la garantie d’un duel sans merci entre ceux-ci et ceux-là. Le problème, c’est que, une fois élus, ces indépendants se voient parfois obligés de toquer à la porte de leurs partis d’origine à qui ils remettent leur victoire. Il en ressort donc que ces indépendants ne sont pas si indépendants. Contrairement à ceux qui sont sans étiquette et qui jouent à fond le jeu de l’indépendance, puisqu’ils sont libres de tout engagement.
Au final, la question mérite d’être posée : pourquoi enfreindre la discipline du parti pour ensuite vouloir se mettre sous le couvert du même parti ? N’est-ce pas la preuve que ces candidats indépendants suivent les différents partis auxquels ils appartiennent beaucoup plus par intérêt que par conviction ? Des « militants alimentaires » dont il faudrait se méfier. D’autant que pour eux, l’intérêt supérieur du parti ne vaut pas qu’ils sacrifient leurs ambitions. Ne serait-ce que pour 5 ans. A méditer.
Ousmane MODIBO













