@informateur.ci- Le président Alassane Ouattara a surpris tout son monde ce mardi 29 juillet par l’annonce inopinée de sa candidature à la présidentielle d’octobre prochain. De quoi susciter des inquiétudes chez de nombreux Ivoiriens.
On l’attendait depuis le 22 juin 2025 qui marquait la cérémonie de clôture du 2e congrès ordinaire du RHDP. Ce jour-là, au stade olympique d’Ebimpé qui porte son nom, Alassane Ouattara avait dribblé ses militants et sympathisants qui lui demandaient, depuis de nombreux mois, via des cérémonies d’hommage organisées un peu partout sur l’étendue du territoire national, d’être leur candidat au prochain scrutin présidentiel en leur disant qu’il avait encore besoin de temps pour mûrir ses réflexions sur la question. Cette réponse était véritablement perçue comme une douche froide pour tous ces hommes et femmes qui espéraient une réponse positive à leur requête. Ils avaient donc fait le plein de cette enceinte sportive pour ne pas se faire conter cette grand’messe qui verrait leur mentor leur dire « Oui » sans hésitation.
Ce serait mentir que de soutenir que cette nouvelle fait plaisir à toute la Côte d’Ivoire. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’opposition est vent debout contre cette candidature et ne fait guère mystère de sa volonté de s’y opposer par tous les moyens légaux. Il va donc sans dire que cette candidature va crisper davantage le climat politique et faire craindre le pire.
Mais, on le répète, ils ont dû déchanter. Mais pas trop. Puisque le chef de l’État leur avait aussi dit qu’il les avait « compris ». Pour eux, l’espoir était donc ténu. Mais il leur permettait de continuer à y croire. Eh bien, ce mardi, ils ont été libérés par leur mentor qui a fait l’annonce de sa candidature à la présidentielle d’octobre prochain.
Cependant, ce serait mentir que de soutenir que cette nouvelle fait plaisir à toute la Côte d’Ivoire. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’opposition est vent debout contre cette candidature et ne fait guère mystère de sa volonté de s’y opposer par tous les moyens légaux. Il va donc sans dire que la décision du président du RHDP va crisper davantage le climat politique et faire craindre le pire.
Il faut toutefois espérer que les choses se passent finalement bien et que la raison finisse par prévaloir. Ainsi, les opposants gagneraient à s’organiser afin de constituer une vraie alternative susceptible de faire douter le parti présidentiel. Sauf que ces derniers sont tellement divisés qu’il est douteux d’espérer un tel cas de figure qui tient de la gageure. C’est bien dommage !
Ousmane MODIBO













