@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, le dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, dont le délai de clôture est fixé au mardi 26 août 2025, bat son plein au milieu de la collecte de parrainage. Emboîtant le pas à ce qui les ont précédés, le président Laurent Gbagbo, candidat du PPA-CI et Tidjane Thiam du PDCI-RDA, vont déposer les leurs d’ici le lundi 25 août 2025, veille de la date limite pour la réception des dossiers des candidats. Bien qu’ils soient tous les deux inéligibles du fait de leur radiation de la liste électorale suite à des décisions de justice.
Quant au candidat du RHDP – le parti au pouvoir – le président Alassane Ouattara qui va postuler pour briguer un quatrième mandat, il se donnera certainement le temps d’acter sa candidature devant l’organe électoral ivoirien à la dernière minute…comme il a pris son temps pour l’annoncer. Loin de surprendre les observateurs, les candidatures du Président Gbagbo et de Thiam apparaissent aux yeux de tous comme un double message au Chef de l’Etat sortant, l’adversaire dont ils rejettent le projet de quatrième mandat.
On peut en effet penser que les leaders du PPA-CI est du PDCI-RDA, les deux grands ténors de l’opposition, loin de se laisser abattre par leur inéligibilité, ont confirmé leurs candidatures devant la Commission électorale indépendante (CEI) pour une double raison : soit ils maintiennent par là leur disposition au dialogue politique attendu par leur partis politiques respectifs, pour trouver une ultime solution politique qui leur permettra de se présenter à la présidentielle toute proche, soit le dépôt de leurs candidatures est une forme de protestation silencieuse par laquelle ils entendent amener le régime en place à reconsidérer sa position quant à leur situation, pour agir dans le sens de l’apaisement du climat électoral en prenant une mesure politique pour faire valider leurs candidatures, par-delà les sentences judiciaires qui les frappent.
On ne peut le nier, la question des candidatures de Gbagbo et Thiam préoccupe au plus haut point les Ivoiriens et les observateurs de la scène politique en Côte d’Ivoire, un pays marqué depuis trop longtemps par les crises électorales sanglantes, à répétition.
Maurice Konan KOUASSI












