@informateur.ci- Confrontée à la crise du carburant provoquée depuis deux mois par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, la transition militaire dirigée par Assimi Goïta au Mali semble prise dans un piège qui l’ébranle, même si elle se donne de la contenance en affirmant qu’elle viendra à bout des ‘’ennemis du Mali ‘’. On le sait, les autorités maliennes, rejetant le terme ‘’ blocus ’’ pour qualifier la situation, préfèrent parler de ‘’d’une simple désorganisation de la distribution du carburant planifiées par des pays impérialistes‘’. Et appelle le peuple malien à l’union et à la solidarité.
Le danger pour Assimi Goïta qui fait face aux critiques de l’opposition dans un contexte difficile, est que le peuple malin ne semble plus vouloir suivre la junte dans ce tunnel économique et pétrolier qui risque de l’étouffer à terme. Voire se transformer en un argument de répression contre les Maliens. Et effet, déstabilisée par la grave la pénurie de carburant orchestrée depuis plus de deux mois par le JNIM et par la multiplication coordonnées des attaques des groupes armés et des séparatistes et indépendantistes à majorité Touareg, la transition militaire est en train de diviser le pays en deux camps.
Le danger pour Assimi Goïta qui fait face aux critiques de l’opposition dans un contexte difficile, est que le peuple malin ne semble plus vouloir suivre la junte dans ce tunnel économique et pétrolier qui risque de l’étouffer à terme. Voire se transformer en un argument de répression contre les Maliens.
Dans le premier camp, tous ceux qui ne répondent pas de façon audible à l’appel de la mobilisation contre le blocus du carburant par les groupes rebelles sont taxés de ‘’ collaborer avec l’ennemi ‘’. Dans le second camp, il y a ceux qui applaudissent au son des appels à ‘’ faire preuve de patriotisme face à l’ennemi. C’est même discours anti-impérialiste qui est servi toutes les fois que le Mali fait face à un défi économique et sécuritaire.
Sauf que cette fois, l’objet du discours, à savoir le carburant, n’a pas de couleur politique ou d’idéal. Sans carburant, le peuple malien aura faim. Et on le sait : ‘’ ventre affamé n’a point d’oreille ‘’, même devant une transition militaire qui n’arrive pas à surmonter les défis qu’elle avait promis de relever. Le blocus du carburant semble être le talon d’Achille des autorités militaires dans un pays déjà trop fragile au plan énergétique.
Maurice Konan KOUASSI













