@informateur- Ancien président de la République du Sénégal qu’il a dirigée de 2012 à 2024 (2 mandats), Macky Sall a été nommé par le président français Emmanuel Macron comme Envoyé Spécial et président du Pacte de Paris pour la planète et les peuples. Mais, le 09 octobre 2024, il a rendu le tablier afin de pouvoir participer aux législatives anticipées de ce 17 novembre, en sa qualité de tête de liste de la coalition Takku Wallu Senegal qui regroupe les principaux partis de l’opposition. Depuis le Maroc où il réside, l’ancien président sénégalais Macky Sall, a fait part de sa décision de revenir dans le chaudron bouillant de la politique dont il s’était éloigné après son départ de la présidence de la République.
Faut-il rappeler que dans la foulée, il avait été nommé Envoyé Spécial et président du Pacte de Paris pour la planète et les peuples? Mais, à la surprise générale, il a démissionné de ce poste, le 09 octobre 2024. Voici la teneur de la missive qu’il a adressée au président français à cet effet. « Comme vous le savez, probablement, les circonstances de la vie politique sénégalaise, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale m’ont amené à être investi tête de liste de la coalition Takku Wallu Senegal pour les élections législatives anticipées prévues le 17 novembre », a-t-il introduit. Poursuivant, il a fait connaître sa décision. « Dans ces conditions, et pour éviter tout risque d’incompatibilité et de conflit d’intérêt, je voudrais porter à votre aimable attention que j’ai décidé de me mettre en retrait des activités d’Envoyé Spécial du Pacte de Paris pour la planète et les peuples à compter du 09 octobre 2024 », a-t-il écrit.
Il n’y a plus de doute, celui qui avait succédé à Abdoulaye Wade à la tête du pays de la Teranga semble ne pas avoir digéré la défaite de son parti à l’élection présidentielle de mars dernier. Il ne veut donc pas lâcher l’affaire. Et remet le bleu de chauffe pour aller à nouveau au contact des populations.
Certes, il n’est pas encore revenu au Sénégal et réside toujours au Maroc où il est allé vivre avec sa famille après son départ du palais présidentiel. Mais, son nom et son aura vont peser lourd dans cette campagne législative qui remet à nouveau face à face l’ex camp présidentiel et le Pastef de Sonko et Faye. Ce sera donc une sorte de remake entre les deux camps. L’enjeu étant le contrôle de l’Assemblée nationale, autre lieu de pouvoir, s’il en est. Dans cette dynamique, Macky Sall et son parti ont rallié à leur cause l’opposition.
Au rebours de l’actuel camp présidentiel qui part seul à ces élections. Puisqu’il s’est défait de tous les autres partis qui l’avaient soutenu pour la conquête du Graal. On aura donc une sorte de « seul contre tous » qui peut paraître suicidaire. Même si, avec les moyens de l’Etat, Sonko et ses hommes peuvent espérer rafler la mise. Mais rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, ils jouent gros. Et c’est peu dire.
OM/Informateur.ci












