@Informateur.ci- Les accusations de ‘diffamation, injures et diffusion de fausses nouvelles’ portées contre le 4e vice-président du PPA-CI, Justin Koné Katinan, à la suite de la plainte déposée contre lui par le RHDP, ont connu un transfert antiterroriste pourrait-on dire. L’opposant ivoirien a été en effet placé sous mandat de dépôt le vendredi 11 septembre 2026 à Abidjan, pour atteinte à l’autorité de l’État, à la suite de son audition à la Préfecture de police d’Abidjan. C’est par un communiqué publié, vendredi, que le procureur de la République a confirmé l’émission du mandat de dépôt à l’encontre de Justin Koné Katinan.
Faut-il le rappeler, le cadre du parti du président Laurent Gbagbo s’était présenté, le mercredi 9 septembre 2026, à la Préfecture de police où il avait été convoqué. Il a d’abord été entendu suite à une plainte du parti au pouvoir, concernant des déclarations publiques accusant le RHDP d’être lié au phénomène de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Son parti, le PPA-CI, avait alors dénoncé un harcèlement judiciaire en prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, puis demandé sa libération.
Mais les choses ne se sont pas calmées. Le vendredi dans la matinée, la situation s’est alourdie lorsqu’il a été déféré devant la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Le dossier Katinan a littéralement connu un revirement antiterroriste et une information judiciaire a été ouverte, débouchant sur son incarcération immédiate. L’ancien ministre fait face à 17 chefs d’inculpation en lien avec les manifestations de protestation et événements violents survenus en Côte d’Ivoire durant la période de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Koné Katinan est désormais poursuivi, non plus pour ses déclarations sur l’orpaillage clandestin, mais pour plus d’une dizaine de chefs d’accusation, notamment ‘attentat et complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et atteinte à l’ordre public, apologie de crimes et de meurtre, incendies volontaires de véhicules’.
A l’annonce de la nouvelle, le PPA-CI a vigoureusement dénoncé un ‘kidnapping institutionnel’ et réclamé la libération immédiate et sans condition de son 4e vice-président. Les avocats de Koné Katinan estiment que les droits fondamentaux de leur client ont été violés.
Faut-il le noter, le ciel s’est couvert dans le dossier Katinan lorsque le parquet a rappelé que »les violences commises durant la période électorale de 2025 ne resteraient pas impunies ». Le parti du président Laurent Gbagbo a d’ores et déjà appelé à la mobilisation de ses militants pour réclamer la libération de Koné Katinan et l’arrêt des poursuites judiciaires contre ses cadres et militants. On n’a pas encore eu la réaction du RHDP, le parti politique à l’origine de la plainte contre le cadre du PPA-CI.
Sir ALFRED












