@informateur.ci- À quelques mois des élections législatives prévues pour décembre 2025, la question du maintien de Ibrahime Koulibaly-Kuibiert à la présidence de la Commission Électorale Indépendante (CEI) a suscité un débat public. Son mandat, officiellement prévu pour s’achever le 30 septembre 2025, semblait arriver à son terme. Pourtant, l’actuel président de l’institution électorale continuera à exercer ses fonctions.
Face aux interrogations, M. Kuibiert a tenu à apporter des précisions juridiques. Il s’appuie sur le cadre légal régissant l’organe électoral. En effet, l’article 5, dernier alinéa, de la loi sur la CEI stipule clairement : « En cas d’élections dans les douze mois suivant l’expiration de leur mandat, les membres de la Commission centrale demeurent en fonction pour l’organisation desdites élections.»
Autrement dit, la tenue des élections législatives programmées dans la même période prolonge automatiquement les prérogatives de la Commission et de son président. Cette disposition vise à garantir la continuité institutionnelle et à éviter un vide juridique qui pourrait compromettre le processus électoral.
Cette clarification intervient dans un contexte politique sensible, marqué par les préparatifs des scrutins présidentiels et législatifs. L’opinion publique et plusieurs acteurs politiques s’étaient interrogés sur la légitimité de la CEI actuelle à conduire les élections, alors même que le mandat légal arrivait à expiration.
En rappel, Ibrahime Koulibaly-Kuibiert avait été nommé président de la CEI en 2019, à la suite d’une réforme controversée. Depuis lors, il a supervisé plusieurs scrutins, dont la présidentielle de 2020 et les élections locales de 2023. Son maintien à la tête de l’institution, en vertu de la loi, devrait donc s’étendre jusqu’à l’installation des nouveaux députés élus à la fin de l’année 2025.
Djah OPELY












