@informateur.ci- Sorti victorieux de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le président Alassane Ouattara ne reste pas moins face à des défis socioéconomiques importants. Il devra consacrer son quatrième mandat à trouver les bonnes réponses à des questions socioéconomiques majeures en Côte d’Ivoire. Notamment la réduction de la pauvreté et la cherté croissante de la vie ainsi que la redistribution équitable des richesses dans un pays où le faussée s’est élargie entre les classes sociales. Certes les acquis obtenus par le président Ouattara au plan économique sont indéniables.
En effet, observons que le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Côte d’Ivoire en 2025 dépasse la barre des 83 milliards de dollars, selon les prévisions de croissance économique. Le PIB de la Côte d’Ivoire en 2025 bat tous les records et elle pourrait très bientôt intégrer le cercle restreint des pays africains ayant franchi les 100 milliards de dollars américains de PIB. Il faut dire, la Côte d’Ivoire, sortie de la crise politico-armée qui a duré plusieurs décennies, a réussi en peu de temps à se repositionner et à se classer parmi les 10 premières puissances économiques africaines.
Il n’est pas superflu de noter qu’en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire avait perdu des points face au Ghana voisin qui était parvenu un moment à se classer seconde puissance économie d’Afrique de l’Ouest. Mais elle a très vite redressé la barre pour passer à nouveau devant le Ghana et reprendre sa place pour demeurer la seconde puissance économique ouest africaine, derrière le Nigéria. En effet, selon les estimations, le PIB du Ghana qui était supérieur, autours de 79 milliards de dollars de PIB, à celui de la Côte d’Ivoire. Mais la Côte d’Ivoire est repassé devant avec 85 milliards de dollars de PIB. Mieux, avec un revenu par habitant estimé à plus de 2390 dollars annuels le pays d’Alassane de Ouattara se classe devant le Nigéria et le Ghana en termes de revenu par habitant.
Il est clair que ces dernières années, la croissance économique a permis à la Côte d’Ivoire d’intégrer le cercle restreint des pays africains les plus riches, en termes PIB. Autre données non négligeables, la richesse nationale ivoirienne, passée de 47.882, 0 milliards de FCFA en en 2023 à 52.413,6 milliards de FCFA en 2024, a connu une hausse significative de près 9,5% en une année. Près de de 10% ! Un record que la Côte d’Ivoire pourrait battre bientôt. Mais le problème reste la redistribution équitable de croissance et cette richesse nationale dans une Côte d’Ivoire caractérisée par des inégalités sociales accrues.
Ventre affamé n’ayant point d’oreille, le président Ouattara doit comprendre cette boutade qui ne tient pas compte du fait que la route précède le développement. Le fait est que les Ivoiriens veulent un mieux-être à travers le développement humain et social. Une richesse et une croissance à visage humain. Aussi, tout comme les routes et les ponts, il faut mettre l’accent sur la réduction de la pauvreté et de la cherté de la vie ; la lutte contre le chômage des jeunes notamment par la création de plus d’emplois et par l’auto emploi ; les projets d’insertion socioéconomique.
Malgré les efforts déjà fait par Ouattara et qu’il faut d’abord reconnaître, il y a aussi et toujours les éternelles questions de l’augmentation du SMIG et des salaires des travailleurs face à l’augmentation du coût de la vie. Des questions qui ne sont jamais épuisées. Il importe également de maintenir les prix des produits agricoles, notamment le café-cacao, à un bon niveau et les améliorer pour offrir un mieux-être au monde paysan. Pour un développement économique mais aussi humain.
Maurice Konan KOUASSI













