@informateur.ci- Il y a boire et à manger en Ukraine pour les dirigeants de ce pays, dans le soutien financier apporté par Washington et les capitales occidentales au gouvernement de Volodymyr Zelensky pour soutenir l’effort de guerre face à la Russie. Alors que les armes tonnent entre la superpuissance militaire russe et la modeste armée ukrainienne en difficulté sur le théâtre militaire, les cols blancs, diplomates et autres bureaucrate et technocrates du régime Zelensky profitent de l’argent de la guerre donné à Kiev par les alliés de l’OTAN. Au nez et à la barbe de l’Union européenne à Bruxelles où les scandales financiers se multiplient.
Mais l’argent de la guerre a toujours le goût du sang…et la vaste corruption a été découverte. C’est l’heure pour les personnes mouillées dans l’affaire de rendre des comptes. A commencer par l’homme de confiance et incontournable directeur de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, en l’occurrence Andriy Iermak, qui a été éjecté de ses fonctions le vendredi 28 2025, après avoir fait l’objet de perquisitions dans le cadre d’une enquête dans une affaire de détournement d’environ 86 millions d’euros dans le secteur énergétique qui bénéficie du financement des pays alliés.
Fait curieux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’est pas appelé à répondre dans cette triste affaire. Zelensky n’est nullement inquiété, là où, ailleurs, d’autres dirigeants auraient été accusés de corruption et fait l’objet de poursuites internationales. Blanc comme neige, il a été innocenté sans aucune enquête et bénéficie de ‘’ l’entière confiance ‘’ des Etats-Unis et de l’Union européenne, Bruxelles estime de l’Ukraine reste crédible, malgré le scandale du détournement des fonds de la guerre. Au moment où une aide à l’Ukraine de 140 milliards d’euros qui devrait être garantie sur les avoirs russes gelés, doit être accordée à Kiev.
Mais devrait-on s’étonner de la complaisance des soutiens occidentaux à l’égard du régime ukrainien ? Pas vraiment. Il faut simplement comprendre l’antilogique occidentale ici. Il ne s’agit pas d’agent encore moins de bonne gouvernance ou de transparence, mais d’une guerre cruciale contre l’ennemi juré, contre la plus grosse menace qui se dresse en ce monde face au bloc occidental. Pour l’OTAN, c’est une guerre idéologique, stratégique et militaire par procuration, contre la Russie. Washington et Bruxelles ne peuvent donc pas se permettre d’arrêter leur soutien financier et militaire à l’Ukraine, pour quelque centaines de millions d’euros détournés à Kiev.
Et pour la crédibilité de leur action, les alliés de l’OTAN ne peuvent pas désavouer Zelensky quand sur le terrain, l’Ukraine est au fil des jours toujours plus en difficulté devant à l’Armée russe. On fait juste tomber des seconds couteaux, comme un verni de sanction. En réalité, il y a à boire et à manger dans le financement des Occidentaux à l’Ukraine et certainement des choses que l’on ignore encore. Le scandale de Kiev n’est sans doute que la face visible de l’iceberg…
Maurice Konan KOUASSI













