@Informateur.ci- Dans l’affaire des déguerpissements et des démolitions de Koumassi Campement, Ibrahim Cissé Bacongo, ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, se trouve sous pression et semble fragilisé par le point des enquêtes judiciaires fait par le procureur de la République. Lesquelles enquêtes font ressortir que Cissé Bacongo n’était pas fondé à faire procéder à la destruction des 250 logements dans ledit quartier, en juin 2026.
En effet, bien que le ministre- gouverneur soutienne fermement avoir agi en toute légalité, le procureur de la République près le Tribunal d’Abidjan, Koné Braman Oumar, a précisé lors d’une conférence de presse le 16 septembre 2026, que la décision de justice invoquée ne permettait que le déguerpissement de cinq habitations précises, sans autoriser aucune démolition à grande échelle. Une situation très embarrassante pour Cissé Bacongo qui a reconnu avoir ordonné l’opération de démolition à Koumassi Campement en s’appuyant sur les rapports et les informations qui lui ont été transmis par ses services sur le terrain. Ajoutant, lors de son audition par la Justice, que cette intervention s’inscrivait dans le cadre du plan ORSEC, un dispositif d’intervention d’urgence, visant à libérer des emprises et des zones à risques d’inondation.
Tandis que des appels à sa démission se font entendre, dans un contexte marqué par un véritable embarras politique, Cissé Bacongo a reçu le soutien ferme du bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan et de …
Mais la position du ministre-gouverneur est contredite par les éléments d’enquête qui soulignent que la décision de justice qui a servi à justifier l’opération controversée ne l’autorise pas à faire ordonner les démolitions à grande échelle qui ont été effectuées.
Faut-il le rappeler, le 3 juin 2026, des centaines de familles ont été expulsées et leurs biens détruits à Koumassi Campement, à la requête d’un particulier, Alloui Jacques Brou, qui avait prétendu avoir agi sur la base d’une décision de justice, avant que sa version ne soit contestée et que la justice ne se saisisse du dossier. Les récentes sorties du procureur de la République mettent en tout cas en lumière le rôle et l’implication d’Ibrahim Cissé Bacongo dans ces destructions massives, fragilisant ses arguments.
Tandis que des appels à sa démission se font entendre, dans un contexte marqué par un véritable embarras politique, Cissé Bacongo a reçu le soutien ferme du bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan et de groupements locaux comme les associations de femmes de Koumassi qui dénoncent des amalgames. Alloui Jacques Brou, lui, a d’ores et déjà été arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis juin 2026, pour avoir fait procéder à la démolition illégale de centaines d’habitations à Koumassi Campement.
Maurice Kouassi KONAN












