@informateur- Dans une récente publication, le confrère panafricain Jeune Afrique laisse entendre que depuis l’arrestation d’un ex-rebelle des Forces nouvelles en janvier dernier, une cinquantaine de jeunes pro Soro auraient été recrutés pour déstabiliser la Côte d’Ivoire depuis le Burkina Faso. Une information aussi bien curieuse que rocambolesque qui a aussitôt provoqué une vive réaction, voire une vague de protestation de l’opinion publique ivoirienne et burkinabè qui dénonce une campagne médiatique de d’intoxication, de manipulation et de désinformation visant à regarder voire compromettre le rapprochement entre le président de la République Alassane Ouattara et son ancien président de l’Assemblée nationale (Pan), Guillaume Soro qui vit en exil depuis 2019. C’est le schéma classique, usé et usagé, de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire à partir du Burkina Faso. Sur fond d’exploitation des divergences de vue entre des Etats de l’AES et la CEDEAO.
Mais la mayonnaise ne saurait prendre. En fait, le but de cette information surréaliste est clair et su de tous. Il s’agit pour les mains tapis dans l’ombre qui ne souhaitent pas le retour de Guillaume Soro, nous l’avons souligné dans de précédentes publications, de continuer à brandir de façon grotesque l’épouvantail de la déstabilisation pour présenter ce dernier comme une menace pour la Côte d’Ivoire, pour ne pas dire le pouvoir Ouattara. La manœuvre n’est pas nouvelle. L’on s’en souvient, à la veille de la CAN 2023, lorsque l’ex-Pan avait annoncé qu’il mettait fin à son exil et dit sa volonté de regagner sa terre natale, la Côte d’Ivoire, pour prendre part à la vie politique et au développement du pays, des voix pleines de fébrilité s’étaient élevées pour faire croire que Guillaume Soro nourrissait l’intention de ‘’déstabiliser la Côte d’Ivoire pour saboter la CAN si cher au Président Ouattara ».
- Le chien aboie, la caravane passe
Ces voix dont les échos avaient retenti dans des médias et sur les réseaux sociaux ne sont, nul ne l’ignore plus, que celles de personnes au sommet de la République et dans l’environnement du Chef de l’État qui, pour des intérêts politiques personnels, des raisons de positionnement auprès de Ouattara ou de succession, redoutent le retour de Guillaume Soro qu’ils voient comme un redoutable adversaire qui pourrait faire ombrage à leurs ambitions. C’est pourquoi le processus de rapprochement entre le président de la République Alassane Ouattara et son ancien Pan et allié qui a pris une part importante dans la conquête du pouvoir, n’est pas fait pour les rassurer.
Il leur faut donc empêcher le retour de Guillaume Soro par tous les moyens, quitte à échafauder de ridicules complots comme celui que Jeune Afrique vient de relayer. Mais, comme on le dit dans le camp Soro qui affiche une sérénité à toutes épreuves, le dicton est bien connu. Le chien aboie, la caravane passe. Et la caravane de la réconciliation entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Kigbafory Soro passera, après le coup de fil que les deux hommes ont échangé il y a quelque temps.
Le Chef de l’État n’étant plus opposé au retour en Côte d’Ivoire de son ex-Pan dont l’exil n’a que trop duré d’autant plus qu’il est le chaînon manquant de la réconciliation nationale et la paix durable que le peuple ivoirien appelle de tous ses vœux. Et ce ne sont certainement pas ceux qui nourrissent toujours la nostalgie de la période de la rébellion ou qui demeurent hantés dans les cauchemars par le fantasme des coups d’État, qui vont empêcher Guillaume Soro de rentrer dans son pays, pour serrer la main de président Ouattara et reprendre la place qui est la sienne.
DL/Informateur.ci












