@informateur.ci- Au moins 466 manifestants ont été tués en Iran en l’espace de deux semaines de mobilisation, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui avertit que le bilan réel pourrait être nettement plus élevé. Ce chiffre marque une forte hausse par rapport à une estimation précédente de 203 morts publiée quelques heures plus tôt, illustrant l’ampleur de la répression en cours.
Basée en Norvège, l’ONG affirme que des éléments visuels authentifiés montrent l’arrivée de nombreuses victimes dans une morgue située au sud de Téhéran. Une autre organisation, Hengaw, dit également avoir vérifié ces images, qu’elle considère comme un témoignage de violences à grande échelle liées aux manifestations nationales. Les autorités iraniennes, de leur côté, soutiennent qu’au moins une centaine de membres des forces de sécurité ont également perdu la vie depuis le début des troubles.
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit « choqué » par les informations faisant état de violences contre des manifestants. Il a exhorté les autorités iraniennes à faire preuve de la plus grande retenue dans l’usage de la force et à garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Il a également appelé au rétablissement des communications, alors que des coupures d’internet entravent l’accès à l’information depuis plusieurs jours.
Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs » de la « résistance», en référence notamment aux membres des forces de sécurité. Les autorités présentent la situation comme une lutte contre des « émeutes » soutenues par des puissances étrangères et ont appelé à des rassemblements en faveur de la République islamique.
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, porté par des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, avant de s’étendre à de nombreuses villes. À Téhéran, la vie quotidienne est fortement perturbée : commerces fermés, écoles contraintes à l’enseignement à distance et activité économique ralentie par l’absence de réseau.
Dans ce contexte tendu, le pape Léon XIV a lancé un appel au dialogue et à la paix, affirmant prier pour « le bien commun de la société tout entière».
Djah OPELY













