@informateur.ci- Les tensions montent à nouveau entre les États-Unis et l’Iran après une série de frappes et de représailles militaires qui fragilisent davantage le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dernier. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée américaine a mené plusieurs frappes qualifiées de « défensives » dans le sud de l’Iran, provoquant une riposte immédiate des Gardiens de la révolution, iraniens.
Selon un responsable américain ayant requis l’anonymat, les forces américaines ont abattu quatre drones iraniens considérés comme une menace dans la zone stratégique du détroit d’Ormuz. Washington affirme également avoir frappé une station de contrôle au sol située à Bandar Abbas, accusée de préparer le lancement d’un cinquième drone d’attaque.
Les autorités américaines soutiennent que ces opérations visaient uniquement à préserver le cessez-le-feu et à garantir la sécurité maritime dans cette région cruciale pour le commerce mondial du pétrole. « Ces actions étaient mesurées et strictement défensives », a indiqué le responsable.
En réponse, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir ciblé une base militaire américaine sans préciser son emplacement exact. Peu après cette déclaration, l’armée koweïtienne a confirmé des attaques menées par missiles et drones contre une installation militaire sur son territoire, alimentant les craintes d’un embrasement régional.
Parallèlement à cette escalade militaire, les États-Unis ont renforcé la pression économique contre Téhéran. Le département du Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions visant l’Autorité iranienne du détroit du Golfe Persique, récemment créée pour percevoir des droits de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a estimé que cette initiative iranienne traduisait les difficultés financières du régime après l’opération militaire américaine baptisée « Operation Epic Fury », lancée le 28 février dernier. Washington menace également de sanctions toute entité collaborant avec cette nouvelle agence iranienne.
Djah OPELY












