@informateur.ci- Le pape Léon XIV a reconnu ce lundi 25 mai, la responsabilité historique de l’Église catholique dans la tolérance de l’esclavage, exprimant un « sincère pardon » pour les souffrances causées durant des siècles.
Dans une déclaration marquante, le souverain pontife a admis que l’Église avait « longtemps toléré l’esclavage» avant de le condamner de manière absolue. Selon lui, cette page sombre de l’histoire constitue « une blessure dans la mémoire chrétienne » dont les fidèles ne peuvent se dissocier.
«Nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage », a déclaré le chef de l’Église catholique, insistant sur la nécessité d’assumer cette part de responsabilité historique.
Le pape a également évoqué la souffrance endurée par des millions de victimes réduites en servitude au fil des siècles. « Il est inévitable d’éprouver une profonde douleur en considérant l’énorme souffrance et l’humiliation que l’esclavage a signifiées pour tant de personnes », a-t-il souligné, rappelant que chaque être humain possède une «dignité sans limites».
Au cours de son intervention, Léon XIV a reconnu que l’Église elle-même avait possédé des esclaves jusqu’au Moyen Âge. Il a aussi rappelé que certains responsables religieux avaient conseillé des souverains afin de justifier l’asservissement de populations considérées comme des « infidèles».
Cette prise de position s’inscrit dans une volonté de mémoire et de réconciliation portée par le Vatican sur les questions liées à l’histoire coloniale et aux injustices commises au nom de la religion. Les déclarations du pape suscitent déjà de nombreuses réactions au sein du monde chrétien et des organisations engagées dans la défense des droits humains.
Djah OPELY












