@informateur.ci- L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté à l’unanimité une loi instituant une réserve militaire citoyenne destinée à renforcer la réponse sécuritaire du pays. Les autorités ambitionnent de constituer un effectif de 100 000 réservistes d’ici à la fin de l’année 2026.
Ce nouveau dispositif prévoit deux catégories de réservistes. La réserve de premier ordre regroupera principalement les anciens militaires ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces membres pourront être mobilisés rapidement en cas de besoin opérationnel.
La réserve de second ordre sera composée de citoyens volontaires et d’anciens appelés du Service national. Ces recrues bénéficieront d’une formation spécifique avant toute éventuelle mobilisation, dans le cadre du renforcement des capacités de défense nationale.
Selon les autorités burkinabè, cette réforme vise à élargir la participation citoyenne à l’effort sécuritaire, alors que le pays reste confronté à une menace persistante de groupes armés dans plusieurs régions.
Le ministre d’État chargé de la Défense, le général Célestin Simporé, a tenu à préciser que l’adhésion à cette réserve militaire repose exclusivement sur le volontariat. Il a également assuré que des dispositions particulières seraient appliquées aux femmes engagées dans la réserve. Ainsi, les réservistes enceintes ne seront pas mobilisées pendant leur grossesse.
Avec cette nouvelle loi, les autorités de transition entendent renforcer les effectifs mobilisables tout en structurant davantage l’engagement des citoyens dans la défense du territoire national.
Djah OPELY












