@informateur- A Gaza, l’empleur des massacres de civils par l’armée israélienne depuis octobre 2024 a fini par placer le monde entier devant l’évidence que la communauté internationale voulait au départ nier. C’est ce qu’il convient désormais d’appeler le génocide palestinien. Après les leaders d’opinion israéliens qui ont eux-mêmes donné l’alerte rouge sur le fait que Tsahal se livre à un génocide en vue d’un nettoyage ethnique à Gaza, Human Rights Watch (HRW ) – l’observatoire des droits de l’Homme – a également dénoncé, le jeudi 14 novembre 2024, les visées génocidaires de l’État hébreu qui a effectivement entrepris d’opérer un nettoyage ethnique à des fins d’implantation de nouvelles colonies juives dans les territoires palestiniens.
A peine HRW finissait-il de s’affliger du massacre du siècle que le Comité de l’ONU chargé d’enquêter sur les méthodes de guerre israéliennes confirmait, le jeudi, ce nouveau »pogrom » par des mots forts. Le rapport de l’ONU sur la situation palestinienne est terrifiant. Les pratiques utilisées par l’armée israélienne dans la bande de Gaza »correspondent aux caractéristiques d’un génocide ». Ce sont les termes contenus dans le rapport établi à ce sujet et qui doit être soumis à l’Assemblée générale de l’ONU le lundi 18 novembre 2024. Des méthodes d’une cruauté qui saute aux yeux : les destructions massives d’habitations, de commerces, d’infrastructures routières, scolaires, sanitaires et socio-économiques. L’usage de moyens sophistiqués assistés par l’intelligence artificielle (IA) pour cibler, traquer et acculer les populations civils avant d’user de bombes lourdes pour les tuer en masse.
- 25.000 tonnes d’explosifs, l’équivalent de 2 bombes nucléaires, soit le double de la bombe d’Hiroshima, utilisées par Israël contre les civils palestiniens
Des chiffres glaçants dans l’accablant rapport de l’ONU quant aux moyens militaires disproportionnés employés par Israël. 25 000 tonnes d’explosifs, soit l’équivalent de 2 bombes nucléaires, ce qui correspond à deux fois la bombe d’Hiroshima, ont été utilisées à Gaza contre les populations civiles par l’armée israélienne. Les tueries massives et intentionnelles de civils. L’évacuation forcée et totale du Nord de Gaza imposée aux populations par Israël qui fait abattre systématiquement tous ceux – enfants, femmes et vieillards – qui ne peuvent quitter les zones ciblées en les assimilant à dessein à des combattants du Hamas. Des pertes civiles massives. Plus de 44.000 Palestiniens. L’obstruction à l’aide humanitaire et les tueries ciblées du personnel humanitaire, malgré les interpellations de l’ONU et de la Cour Internationale de Justice. Les bombardements meurtriers des camps de déplacés. Des centaines de milliers de blessés et de déplacés. L’utilisation de la famine, du manque d’eau par la destruction volontaire des infrastructures et du blocage de l’accès aux soins d’urgence, comme moyens de guerre. Des conditions atroces affectant les droits de l’Homme, créées intentionnellement par Israël pour mettre délibérément la vie des populations civiles en danger à Gaza. Des méthodes destinées à infliger des souffrances collectives aux populations civiles. Des risques sanitaires immédiats et à terme graves. Autant d’atrocités commises délibérément par Israël contre le peuple palestinien et qui ne peuvent plus être tolérées. Il est temps pour la communauté internationale d’agir avec fermeté, pour mettre fin à la folie meurtrière du gouvernement Nethanyahu.
DL/informateur.ci












