@informateur.ci- La Fédération de Russie poursuit sa stratégie de renforcement de ses actifs miniers. Selon Alexandre Kozlov, ministre russe des Ressources naturelles, le volume des réserves d’or du pays a connu une croissance de 44 % au premier semestre 2025, atteignant 450 tonnes, contre 313 tonnes sur la même période en 2024.
Cette progression marque une dynamique soutenue pour Moscou, qui vise à dépasser 500 tonnes de réserves d’or d’ici la fin de l’année 2025. Le ministre précise que ce chiffre pourrait être revu à la hausse si de nouveaux gisements majeurs venaient à être découverts et enregistrés.
À titre de comparaison, le volume total des réserves d’or russes s’élevait à 2.335,85 tonnes au second semestre 2024. L’augmentation actuelle confirme la volonté de la Russie de consolider sa position parmi les plus grands détenteurs mondiaux de ce métal précieux, un actif stratégique à la fois économique et géopolitique.
Cette montée en puissance intervient dans un contexte où Moscou renforce son influence minière en Afrique de l’Ouest. En avril dernier, la société russe Nordgold a obtenu une licence d’exploitation au Burkina Faso. Dans le même temps, le gouvernement malien a annoncé la mise en place d’une raffinerie d’or en partenariat avec l’entreprise russe Yadran, consolidant ainsi la coopération entre Moscou et Bamako dans le domaine aurifère.
Au-delà des chiffres, cette stratégie illustre la volonté du Kremlin de diversifier ses sources de revenus et de sécuriser ses réserves face aux tensions géopolitiques et aux sanctions internationales. L’or apparaît ainsi comme un pilier central de la résilience économique russe, tout en offrant au pays une carte maîtresse dans le jeu économique mondial.
Yannick KOBO












