@informateur.ci- Les relations entre le Mali et l’Algérie traversent une nouvelle zone de turbulences. Ce lundi, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a vivement réagi aux propos tenus par le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Depuis la tribune onusienne, Ahmed Attaf a dénoncé ce qu’il a qualifié de « bavardage de caniveau », affirmant que ces déclarations « inspirent le dégoût ». « Pour la deuxième année de suite, un membre du régime issu du coup d’État au Mali ose, depuis cette tribune, s’en prendre à l’Algérie », a-t-il déclaré devant les délégués réunis à New York.
Cette sortie fait suite aux accusations proférées vendredi par Abdoulaye Maïga. Le chef du gouvernement de transition malien avait accusé Alger d’avoir abattu un drone de l’armée malienne dans le nord du pays. Il avait également exhorté l’Algérie à «cesser de soutenir le terrorisme international », des propos qui ont suscité l’indignation d’Alger.
Ces échanges virulents témoignent d’un climat diplomatique de plus en plus tendu entre les deux voisins du Sahel. L’Algérie, qui joue traditionnellement un rôle de médiateur dans la crise malienne, se retrouve désormais accusée par Bamako d’ingérence et de collusion avec certains groupes armés.
Pour les observateurs, cette escalade verbale risque de compliquer les efforts de réconciliation dans la région, où les défis sécuritaires demeurent considérables. Les deux pays n’ont pour l’instant annoncé aucune rencontre bilatérale pour tenter d’apaiser les tensions.
Djah OPELY












