@informateur.ci- Des affrontements intercommunautaires meurtriers ont secoué l’est du Tchad, dans la province du Wadi-Fira, les samedi 25 et dimanche 26 avril 2026. Le bilan provisoire fait état d’au moins 42 morts pour la seule journée de samedi, selon des sources officielles, tandis que des témoignages locaux évoquent plusieurs dizaines de victimes supplémentaires le lendemain. Une vingtaine de blessés a également été recensée au cours de ces violences.
À l’origine de cette flambée de tensions, une altercation survenue autour d’un point d’eau dans le village de Djourang, situé dans la localité d’Igot, département de Dar-Tama. Une rixe impliquant des femmes issues des communautés Tama et Zaghawa aurait dégénéré lorsqu’un jeune homme a ouvert le feu, blessant une femme d’une autre communauté. Cet incident s’inscrit dans un contexte de rivalités persistantes entre les deux groupes.
La situation a rapidement dégénéré, entraînant deux jours d’affrontements violents dans plusieurs localités. Les violences ont également eu des répercussions jusque dans le camp de réfugiés soudanais d’Iridimi, où au moins six femmes ont été blessées avant d’être prises en charge par les autorités.
Malgré le déploiement rapide des forces de défense dans cette zone frontalière du Soudan, les exactions n’ont pu être totalement contenues. Des habitations, des commerces et des villages entiers ont été incendiés, aggravant le bilan matériel et humanitaire.
En visite sur les lieux dimanche, le vice-Premier ministre Limane Mahamat, accompagné de hauts responsables militaires, a annoncé un retour au calme relatif. Il a indiqué que la situation était désormais « sous contrôle » et qu’un processus de médiation traditionnelle serait engagé pour apaiser les tensions.
Les autorités tchadiennes redoutent par ailleurs une extension du conflit soudanais voisin, dans lequel certaines communautés locales sont impliquées, et assurent prendre des mesures pour prévenir toute propagation sur leur territoire.
Djah OPELY












