@informateur.ci- Au Tchad, une réforme majeure du système éducatif entrera en vigueur dès la rentrée scolaire 2026-2027. Le gouvernement a annoncé que l’enseignement de la langue arabe sera désormais obligatoire dans tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés.
Portée par le ministère de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités d’instaurer un bilinguisme effectif à l’échelle nationale. Selon le ministre Mahamat Ahmad Alhabo, l’objectif est de renforcer la place de l’arabe aux côtés du français, conformément aux dispositions constitutionnelles qui reconnaissent les deux langues comme officielles.
Dans le cadre de cette réforme, l’arabe bénéficiera du même volume horaire et du même coefficient que le français dans les programmes scolaires. Une évolution qui marque un tournant dans la politique linguistique du pays, où l’enseignement du français a longtemps occupé une place dominante dans le système éducatif.
Cependant, cette décision ne fait pas l’unanimité. Dans les milieux éducatifs, certains acteurs expriment des réserves quant à la mise en œuvre rapide de cette réforme. Des enseignants et responsables d’établissements pointent notamment le manque de ressources pédagogiques, la formation insuffisante des enseignants en langue arabe, ainsi que les défis logistiques liés à son application sur l’ensemble du territoire.
D’autres observateurs estiment toutefois que cette initiative pourrait contribuer à renforcer l’identité culturelle nationale et à améliorer l’inclusion linguistique. Le débat reste donc ouvert, à quelques mois d’une rentrée scolaire qui s’annonce déjà décisive pour l’avenir du système éducatif tchadien.
Djah OPELY












