@informateur- Au Sénégal, les esprits s’échauffent à trois semaines des élections législatives anticipées convoquées par le président Diomaye Bassirou Faye pour le 17 novembre 2024. A quelques heures du top départ de la campagne électorale, les crispations sociopolitiques et les violences meurtrières qui avaient marqué la dernière élection présidentielle sont à craindre, notamment suite à l’arrestation de l’opposant et candidat aux législatives, Bougane Gueye Dany, le samedi 19 octobre 2024…Comme ce fut le cas d’ Ousmane Sonko et d’autres opposants à la veille de l’élection présidentielle qui a porté Diomaye Faye au pouvoir…
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, des tensions électorales se font jour au Sénégal et le ciel des toutes prochaines législatives se couvre. Le Sénégal, un pays naguère cité comme un exemple de démocratie et d’élections apaisées en Afrique, serait-il en train de s’accoutumer lentement et sûrement aux entraves à la démocratie et aux violences électorales? Beaucoup en ont fort peur.
Aussi, le Chef de l’Etat sénégalais qui est plus que bien placé pour le savoir, s’est-il dépêché de monter au créneau pour appeler, lors d’une brève intervention devant les médias le vendredi 25 octobre 2024, ses concitoyens à » éviter les dérives dans la parole et dans les actes » au regard des tensions électorales qui prennent forme. Diomaye Faye qui dit être soucieux de » la préservation de la stabilité de la démocratie » au Sénégal, demande à la classe politique et au peuple sénégalais de faire en sorte que le processus électoral qui doit être sanctionné par le scrutin législatif anticipé du 17 novembre 2024 se déroule dans les meilleures conditions, de façon apaisée.
Sur la question de l’arrestation de l’opposant et candidat Bougane Gueye Dany, le président sénégalais, fort gêné devant les médias, s’en est prudemment tenu au principe de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice. Disant s’abstenir d’interférer dans les affaires judiciaires. L’opinion sénégalaise va-t-elle se satisfaire de cette réponse ? On observe.
Faut-il le rappeler, pour ces élections législatives anticipées, le Premier ministre Ousmane Sonko a décidé de se débarrasser de ses alliés en rompant l’alliance qui a permis de faire élire Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République grâce la mobilisation de l’ensemble des partis politiques qui entendaient changer l’ordre ancien incarnée par l’ancien président Macky Sall. Ousmane Sonko a déclaré que son parti, le Pastef, n’a plus besoin d’alliés pour gagner les élections législatives.
Un pari audacieux, quand on se souvient que c’est davantage la coalition à travers la mobilisation générale de l’ensemble de l’opposition et des forces vives sénégalaises, que le poids réel du Pastef sur la scène politique, qui a permis à Diomaye Faye de l’emporter à la présidentielle face à l’ancien régime. Sans alliés, on verra assurément dans trois semaines ce que le parti de Diomaye Faye et de Ousmane Sonko vaut réellement par lui-même au Sénégal. Pourvu que le scrutin législatif du 17 novembre 2024, se déroule dans les conditions idoines.
DL/informateur.ci












