@informateur.ci- Le Sénégal a réagi avec fermeté, ce jeudi 21 août 2025, aux sanctions imposées par les États-Unis contre quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), dont le juge sénégalais Mame Mandiaye Niang.
Dans un communiqué officiel, Dakar a dénoncé une «grave atteinte» à l’indépendance de la justice internationale et réaffirmé son soutien indéfectible à la CPI.
Selon le communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le Sénégal dit avoir appris « avec étonnement» la décision de Washington. Le pays exhorte les autorités américaines à retirer ces sanctions, qu’il considère contraires au droit des magistrats de la CPI d’exercer leur mandat « de façon libre et sereine », tel que prévu par les 125 États parties au Statut de Rome.
Première nation à avoir ratifié ce traité fondateur de la juridiction internationale, le Sénégal a tenu à exprimer sa pleine solidarité au juge Niang et à ses collègues visés. Le gouvernement a également appelé l’ensemble des États parties à « réaffirmer leur solidarité à la Cour » et à veiller à ce que son personnel puisse travailler sans «menaces ni restrictions».
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a salué le «leadership éclairé » du président Bassirou Diomaye Faye dans ce dossier. Il a rappelé que le Sénégal se tiendra «résolument» aux côtés de son compatriote Mame Mandiaye Niang. «Je tiens à féliciter chaleureusement Son Excellence Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour sa position ferme en soutien à la CPI et particulièrement à notre compatriote», a déclaré M. Sonko. «J’exprime également mon soutien personnel, total et indéfectible au juge Niang, dont j’ai pu apprécier l’engagement profond envers les principes fondamentaux de la justice, lors de son dernier séjour à Dakar.»
Par cette réaction officielle, le Sénégal entend rappeler son attachement historique à la CPI et son rôle de pionnier dans la promotion de la justice pénale internationale. En s’opposant aux mesures américaines jugées « injustes et infondées», Dakar envoie un message clair : la défense de l’indépendance de la Cour et de ses magistrats reste une priorité nationale et diplomatique.
Yannick KOBO












