@informateur- Les inquiétudes des observateurs quant à la capacité de la Transition militaire en place au Mali de faire face aux besoins en électricité du pays, semblent se confirmer. En effet, le Mali est confronté à une crise énergétique majeure. Au point que cela nécessiterait environ 500 millions de litres de gasoil pour répondre à ses besoins en électricité pendant le mois du Ramadan en 2024.
Le Directeur général de l’Électricité de EDM, Djibril Diallo, a fait savoir, lors d’une conférence de presse, que cette quantité de carburant représenterait pour ce pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui a tourné le dos à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) environ 11 000 citernes de 45.000 litres chacune. La note, évidemment, est salée: un coût de 309 milliards de francs CFA pour le pays dont l’économie ne respire pas la meilleure forme.
Le drame pour le consommateur malien est que face à cette demande énergétique, une hausse du prix de l’électricité serait envisagée. Ce qui en rajoute au fait que le Mali a déjà les tarifs d’électricité les plus élevés parmi les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Cette augmentation tarifaire, si elle se confirme, sera un fardeau supplémentaire pour les Maliens qui s’apprêtent à observer le Ramadan, une période où la consommation d’électricité augmente traditionnellement.
On le voit, la déclaration du patron de EDM prend le contre-pied de celle du de chef de la junte burkinabè, Ibrahim Traoré [dit «IB Cacao» pour avoir annoncé que son pays sera le plus grand producteur de cacao au monde dans quelques années ?!!] qui laissait entendre, il y a quelque temps, que la Côte d’Ivoire est responsable de la crise énergétique au Mali. Ce que les experts ont démenti en expliquant que la crise énergétique au Mali est due, d’une part au fait que ce pays qui traîne une énorme dette énergétique n’est en réalité pas en mesure d’honorer ses factures vis-à-vis de la Compagnie ivoirienne d’électricité (Cie) qui, malgré sa bonne volonté, ne peut donner plus que ce qu’elle a au Mali en situation d’insolvabilité ; et d’autre part parce que EDM ne peut pas produire la part quantité d’électricité qui lui incombe, pour faire face à la demande nationale.
On le voit, le Mali a du mal à sortir du noir avec la même ardeur que lors de sa sortie de la CEDEAO.
Daouda LY












