@informateur.ci- Au Mali, les populations des localités de la région de Ségou au centre du pays fuient massivement les zones assiégées par les groupes armés séparatistes Touaregs et indépendantistes du JNIM, mouvement proche d’Al-Qaïda.
Depuis une semaine, c’est à un véritable exode que l’on assiste dans les villages occupés, parfois mis à sac et incendiés par les groupes rebelles qui tiennent en respect l’Armée malienne jusque-là incapable de reprendre au JNIM ses positions attaquées.
Les habitants des localités ciblées par les djihadistes, livrées à elles-mêmes, n’ont d’autres choix que de fuir pour échapper aux exactions et aux tueries auxquelles elles sont exposées dans des zones désertées par les Forces Armées Maliennes (FAMAs) qui n’ont pas réussi à repousser les nouveaux maîtres des lieux, les combattants du JNIM. Faut-il le savoir, le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, est l’un des principaux groupes rebelles djihadistes au Mali mais aussi dans les deux autres pays de l’AES, à savoir le Burkina Faso et le Niger qui ont beaucoup de mal à le contenir.
Malgré les offensives de reconquête avec le soutien du groupe paramilitaire russe Wagner, une bonne moitié du territoire malien est contrôlée par les djihadistes. Pour s’en faire une idée, il faut noter que, selon des sources gouvernementales à Bamako, le Mali n’avait récupéré, jusqu’à avril 2025 qu’entre 40 et 50 % de son territoire national.
Dans l’autre moitié du Mali désertée par les troupes régulières, les mouvements rebelles imposent des blocus qui coupent des contrées entières du reste du pays. Un vrai défi sécuritaire pour Assimi Goïta et la junte au pouvoir.
Maurice Konan KOUASSI












