@informateur.- Au Sénégal, le collège électoral est convoqué dans les urnes le 17 novembre 2024 pour les élections législatives anticipées. La campagne électorale qui a vu se déployer sur le terrain les différents états-majors des partis politiques, prend fin le vendredi 15 novembre. Il faut le dire, cette nouvelle confrontation électorale apparaît comme un duel à distance entre l’actuel Chef d’Etat Bassirou Diomaye Faye et l’ancien président Macky Sall qui a choisi de faire campagne depuis Marrakech au Maroc où il s’est retiré depuis la dernière élection présidentielle agitée.
Macky Sall a fait savoir qu’il préférait ne pas rentrer au pays pour l’heure, pour ne pas raviver trop les tensions politiques encore sous-jacentes au Sénégal. Pour le scrutin législatif du dimanche 17 novembre 2024, le constat est que les deux camps ont choisi des stratégies différentes. Alors que l’opposition conduite par l’Alliance Pour la Démocratie de l’ancien président Macky Sall (lui-même candidat tête de liste aux législatives anticipées) a tissé une vaste coalition par des alliances regroupant plusieurs partis et formations politiques à tous les niveaux, le Pastef de Diomaye Faye et de son premier ministre Ousmane Sonko a décidé de se débarrasser de ses anciens alliés qui lui ont permis de remporter la présidentielle, pour aller seul à ces législatives anticipées.
Le Pastef veut montrer qu’il est capable par lui-même de remporter les législatives pour avoir le contrôle de l’Assemblée nationale qui était aux mains de l’opposition. Mais rien n’est gagné à l’avance pour Diomaye Faye et Ousmane Sonko, car » l’ordre ancien » reste un redoutable adversaire. Macky Sall, lui, appelle tous les alliés de l’opposition à l’union sacrée pour faire mordre la poussière au camp présidentiel lors du scrutin législatif sénégalais du dimanche 17 novembre 2024, qui promet de chaudes empoignades.
DL/informateur.ci












