@informateur.ci- Le gouvernement sénégalais a réagi aux informations faisant état de l’enlèvement présumé de six de ses ressortissants au Mali. Dans un communiqué publié le 6 septembre 2025, le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a indiqué suivre de près la situation et être en concertation avec les autorités maliennes.
Selon le document, l’Union des Routiers du Sénégal avait diffusé une alerte affirmant que des transporteurs sénégalais auraient été capturés par des groupes armés terroristes opérant sur le territoire malien. Les incidents supposés se seraient déroulés les 3 et 4 septembre dans la commune de Diéma, une zone déjà affectée par l’insécurité et les restrictions imposées par ces groupes sur la circulation de certaines marchandises.
Toutefois, le ministère souligne qu’aucun élément tangible ne permet, à ce stade, de confirmer l’enlèvement signalé ni d’authentifier l’identité des personnes concernées. « Les informations disponibles demeurent fragmentaires et nécessitent des vérifications approfondies », précise le communiqué.
Pour autant, les autorités sénégalaises assurent rester mobilisées. Par l’intermédiaire de son ambassade à Bamako, Dakar affirme maintenir un contact permanent avec les instances compétentes maliennes afin de recueillir des données fiables et d’assurer, le cas échéant, la protection de ses ressortissants.
Le ministère a également tenu à rassurer l’opinion publique, rappelant que toute évolution notable fera l’objet d’une communication officielle ultérieure. Cette prudence traduit la volonté du Sénégal de s’appuyer sur des informations vérifiées avant toute déclaration définitive.
La question de la sécurité des transporteurs dans la région sahélienne reste préoccupante. Plusieurs organisations professionnelles avaient déjà alerté sur les risques encourus par les routiers opérant entre le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso, dans un contexte marqué par l’expansion des groupes armés et les attaques contre les convois.
En attendant d’obtenir des clarifications, l’affaire reste sous étroite surveillance diplomatique. Le Sénégal, par cette démarche, entend rassurer aussi bien les familles des éventuelles victimes que l’opinion nationale et internationale, tout en appelant à la prudence face aux informations non confirmées.
Djah OPELY












