@informateur.ci- Le gouvernement gabonais a annoncé, le mercredi 24 septembre 2025, une vaste opération de régularisation de la dette intérieure contractée auprès des entreprises entre 2022 et 2025. Cette initiative vise à apurer les arriérés de paiement accumulés et à rétablir un climat de confiance avec les acteurs économiques du pays.
Dans une note officielle, le ministre de l’Économie et des Finances, Henri Claude Oyima, a invité l’ensemble des opérateurs économiques disposant d’ordonnances en instance de règlement à les déposer auprès du Trésor public au plus tard le 30 septembre 2025.
Les entreprises devront accompagner leurs dossiers de toutes les preuves administratives et financières requises. Parmi celles-ci figurent notamment : les conventions de marché, les bons de commande, les ordres de service, les factures certifiées « services faits », les déclarations fiscales et sociales, ainsi que les procès-verbaux de réception des prestations.
Cette procédure vise à vérifier la régularité des engagements contractés par l’État et à éviter tout contentieux futur.
Selon le ministère, l’objectif de cette démarche est double : garantir une transparence totale dans le processus de remboursement et soutenir les entreprises locales, souvent fragilisées par les retards de paiement.
Le règlement de la dette intérieure est également perçu comme un levier pour relancer l’activité économique. En injectant des liquidités dans le tissu entrepreneurial, le gouvernement espère stimuler la croissance, renforcer la crédibilité budgétaire du pays et rassurer les investisseurs.
Cette décision intervient dans un contexte où le climat des affaires au Gabon a été marqué par des tensions liées aux arriérés de paiement de l’État. Le règlement progressif de cette dette devrait contribuer à assainir les relations entre le secteur public et le secteur privé.
Pour les observateurs, cette opération constitue un signal fort envoyé aux opérateurs économiques, confirmant la volonté du gouvernement de mettre en place une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques.
Djah OPELY












