@informateur.ci- Lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, l’exécutif burkinabè a adopté plusieurs textes majeurs, dont un nouveau projet de loi portant code pénal. L’annonce a été faite par le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Présentant le contenu du texte, le ministre de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, a expliqué que cette réforme s’inscrit dans une démarche globale de modernisation du système judiciaire afin de répondre aux attentes de la population. Le projet de loi introduit plusieurs changements significatifs.
Parmi les principales innovations figure le retour de la peine de mort pour certaines infractions graves, notamment la haute trahison, le terrorisme et l’espionnage. Le nouveau code prévoit également l’introduction du travail d’intérêt général comme peine principale dans certains cas.
Le texte renforce par ailleurs les sanctions liées à diverses infractions. Les peines d’amende sont revues à la hausse, doublant pour les montants minimaux : de 250 000 FCFA, elles passent désormais à 500 000 FCFA, aussi bien pour les délits que pour les crimes. Le ministre Bayala a insisté sur la nécessité de ces ajustements, particulièrement dans le domaine de la circulation routière, soulignant que « 90 à 95 % des accidents mortels sont dus au comportement des usagers ».
Concernant les infractions économiques, le projet de code pénal prévoit un durcissement notable. Les détournements de fonds et actes de corruption pourront être sanctionnés de peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité lorsque le montant incriminé est égal ou supérieur à cinq milliards de francs CFA.
Ce projet de réforme, qui devra être examiné par les instances législatives, marque l’un des changements les plus importants opérés dans le système pénal burkinabè depuis plusieurs années.
Djah OPELY













