@informateur.ci- À deux mois des élections législatives prévues le 2 juillet en Algérie, le processus électoral connaît un tournant majeur. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé l’exclusion de 14 partis politiques pour non-respect des dispositions légales en vigueur, selon plusieurs sources médiatiques.
Cette décision a été officialisée par le président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane, lors d’un forum organisé par le quotidien public El Moudjahid. Parmi les formations concernées figure notamment le parti El-Islah. Ces partis sont sanctionnés pour n’avoir pas respecté certaines obligations administratives, en particulier le renouvellement de leurs instances dirigeantes dans les délais fixés par la loi. La liste des formations exclues a été établie par le ministère de l’Intérieur.
Conséquence directe : ces partis ne pourront pas présenter de candidats au scrutin législatif. L’ANIE défend une application stricte de la législation électorale. Karim Khelfane a ainsi rejeté toute possibilité de prolongation des délais, malgré les requêtes introduites par certaines formations politiques, dont le Parti des travailleurs. Ces dernières évoquaient des retards administratifs, notamment dans la délivrance des formulaires de parrainage. «Il est impossible de prolonger ces délais légaux », a insisté le responsable, rappelant qu’un délai de 45 jours avait été accordé pour le dépôt des dossiers.
De leur côté, plusieurs partis dénoncent des difficultés pratiques, telles que la légalisation des signatures ou des contraintes organisationnelles internes, qui auraient entravé leur participation.
Par ailleurs, les autorités algériennes annoncent la mise en place d’un dispositif de contrôle renforcé pour encadrer la campagne électorale. Une commission de supervision du financement sera installée dès l’ouverture officielle de la campagne, avec la participation de magistrats et d’organismes de lutte contre la corruption.
Avec un corps électoral estimé à 24,5 millions d’inscrits, dont environ 264 000 à l’étranger, ces élections s’inscrivent dans une volonté affichée des autorités de renforcer la transparence et la moralisation de la vie politique.
Djah OPELY












