@Informateur- Comme il fallait s’y attendre le Sommet extraordinaire de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) n’a pas fait dans la dentelle, dimanche à Accra, pour non seulement maintenir les sanctions initiales déjà imposées au Mali et aux autorités de transition mais aussi, décider d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires.
Ces sanctions supplémentaires comprennent « la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cédéao et le Mali, la suspension de toute transaction commerciale entre les pays de la Cédéao et le Mali, à l’exception des produits suivants : les biens de consommation essentiels ; les produits pharmaceutiques ; les fournitures et équipements médicaux, y compris les matériaux pour le contrôle du Covid-19 ; les produits pétroliers et l’électricité ».
A cela s’ajoutent « le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales et commerciales de la Cédéao, la suspension du Mali de toute assistance financière des institutions financières de la Cédéao (BIDC et BOAD) », souligne le communiqué final.
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Selon les dirigeants ouest-africains, ces sanctions seront mises en œuvre immédiatement et resteront en vigueur. Elles seront progressivement levées seulement après la finalisation d’un chronogramme acceptable et convenu et le suivi des progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme pour les élections.
Par ailleurs, « compte tenu de l’impact potentiellement déstabilisant sur le Mali et sur la région, créé par cette transition, la Conférence décide d’activer immédiatement la Force en attente de la Cédéao, qui devra être prête à toute éventualité », précise le communiqué.
Pout rappel, la junte militaire au pouvoir au Mali avait soumis un chronogramme prévoyant le prolongement de la transition de 5 ans à la Cédéao.
Alfred SIRIMA












