@informateur.ci- Le Conseil constitutionnel a publié, ce lundi 8 septembre 2025, la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Parmi les candidatures rejetées figure celle d’Assalé Tiémoko Antoine, président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI).
Dans une déclaration rendue publique, l’ADCI a exprimé sa « profonde déception » face à une décision jugée incohérente et fragilisant le processus démocratique. Selon le Conseil constitutionnel, la candidature de M. Assalé a été invalidée pour plusieurs motifs : la déclaration de « faux » concernant 11 345 numéros de cartes nationales d’identité (CNI) parmi les parrains, la suspicion de 213 parrainages déjà attribués à un autre candidat, et l’invalidation totale de 11 558 parrainages, entraînant un déficit de 10 544 parrainages par rapport au seuil requis de 33 727 signatures.
L’ADCI conteste fermement cette analyse et relève plusieurs incohérences. D’abord, le mouvement affirme ne pas avoir eu accès aux éléments permettant de comprendre pourquoi certains numéros de CNI ont été qualifiés de faux ou considérés comme doublons. Ensuite, l’organisation dénonce une divergence sur le nombre de parrainages requis : 35 336 signatures selon ses calculs, contre 33 727 annoncées par le Conseil constitutionnel.
Autre point soulevé : le Conseil indique que 23 183 parrainages ont été validés. Or, en additionnant les parrainages invalidés (11 558) aux valides, le total atteint 34 741, bien supérieur au seuil requis. Plus troublant encore, l’ADCI rappelle avoir remis à la Commission électorale indépendante (CEI) un dossier comprenant 41 906 parrainages, comme en atteste un procès-verbal, avec en plus une réserve de 3 000 signatures. Selon leurs calculs, plus de 7 000 parrainages semblent avoir “disparu” entre la CEI et le Conseil constitutionnel.
Face à cette situation, l’ADCI déplore « une décision sans voie de recours » et y voit la preuve que le système actuel de parrainage nécessite une réforme urgente, afin de ne pas devenir un instrument d’élimination arbitraire des candidats.
Tout en appelant ses militants et sympathisants, en Côte d’Ivoire comme dans la diaspora, au calme et à la sérénité, le mouvement réaffirme sa détermination à poursuivre son combat politique. «Aujourd’hui, nous avons appris. Demain, nous irons de l’avant, plus forts et plus déterminés », conclut la déclaration signée par le secrétaire exécutif Roger Youan.
Yannick KOBO












