@informateur.ci- À un mois du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre 2025, la tension politique reste palpable en Côte d’Ivoire. Dans ce climat marqué par la méfiance entre acteurs politiques, une mission des Nations Unies, conduite par Leonardo Santos Simão, représentant spécial du secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, séjourne à Abidjan. Objectif : rencontrer séparément les différents protagonistes de la scène politique afin de favoriser la sérénité du processus électoral.
Mais cette méthode est jugée insuffisante par Pulcherie Gbalet, présidente de l’organisation Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI). Dans une déclaration faite le mardi 23 septembre, elle a exhorté l’ONU à aller au-delà des échanges bilatéraux.
« Qu’est-ce qu’ils font concrètement afin qu’on n’aille pas à des élections violentes ? (…) Ce que nous demandons, c’est la mise en place d’un véritable dialogue politique. C’est seulement un cadre inclusif et franc qui peut apaiser le climat. Il n’y a pas trente-six solutions : il faut s’asseoir et se parler », a-t-elle martelé.
Cette sortie traduit l’inquiétude grandissante de la société civile ivoirienne, face à un scrutin qui suscite autant d’espoirs que de craintes. Déjà en avril 2025, Leonardo Santos Simão avait multiplié les consultations à Abidjan, rencontrant aussi bien les autorités que la Commission électorale indépendante (CEI) et les principaux partis. Mais pour Mme Gbalet, l’essentiel reste encore à faire : réunir tous les acteurs autour d’une même table, sous l’égide des Nations Unies, pour prévenir les tensions et garantir une élection crédible.
À mesure que le compte à rebours s’accélère, la question de la confiance et du dialogue demeure centrale. L’appel lancé à l’ONU, mais aussi aux autorités ivoiriennes, sonne comme un avertissement : sans volonté politique claire de privilégier l’inclusivité et la concertation, le pays court le risque de revivre les fractures de son passé électoral.
Le message de Pulcherie Gbalet résonne ainsi comme un cri d’alarme, mais aussi comme une invitation à la responsabilité collective, afin que la présidentielle de 2025 ne soit pas synonyme de division, mais marque un pas décisif vers une démocratie apaisée.
Yannick KOBO












