@informateur.ci- Le prix du kilogramme bord champ de cacao à été maintenu à 1200 FCFA pour la campagne principale 2026-2027, lors des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC). Ahoua Don Mello estime qu’il y a problème ! Le candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 pense que le maintien du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme est la preuve de la grande vulnérabilité du modèle économique ivoirien de gestion de la filière café cacao.
A en croire Ahoua Don Mello, c’est un modèle à bout de souffle qui ne permet pas une bonne rétribution des planteurs. L’opposant et technocrate, ancien Directeur général du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD), considère que que la fixation du prix du cacao à 1 200 FCFA pour la nouvelle campagne démontre les limites structurelles de la filière en Côte d’Ivoire.
Pour lui, c’est une gestion obsolète basée sur un modèle traditionnel ancien qui ne répond plus aux nouveaux enjeux et au contexte économique mondial actuel. Car, pense-t-il, la Côte d’Ivoire ne peut plus se permettre de demeurer dans une économie cacaoyère traditionnelle qui consiste essentiellement à la commercialisation des fèves de cacao et qui n’est plus une option viable.
Il faut y apporter de la valeur ajoutée par la transformation des fèves de cacao en produits finis, insiste Ahoua Don Mello qui s’afflige en effet de la faible part de valeur ajoutée sur le cacao ivoirien. Il fait remarquer que, bien que le pays produise 40 % du cacao mondial et que le secteur pèse 17 % du PIB, la Côte d’Ivoire ne capte que 6 % de la valeur ajoutée mondiale. D’où l’urgente nécessité de la transformation.
A l’en croire, la solution idoine face aux aux fluctuations des cours mondiaux qui entraîne des crises cacaoyères à répétition, la situation reste la transformation locale des fèves sur le sol ivoirien.
Sir ALFRED












