@informateur.ci- Au moins 24 personnes ont perdu la vie dans un grave accident de la circulation survenu dimanche matin sur l’une des principales autoroutes du Kenya, reliant la capitale Nairobi à la ville côtière de Mombasa. Un bus transportant plusieurs passagers est entré en collision avec un camion, selon la police kenyane.
Plusieurs autres personnes ont été blessées dans cette collision et évacuées vers des structures sanitaires pour y recevoir des soins. Les passagers du bus revenaient apparemment d’un enterrement lorsque l’accident s’est produit.
Le commissaire du comté de Makueni, Abdullahi Khalif, a indiqué que le bilan provisoire de 24 morts pourrait encore s’alourdir, compte tenu de la gravité de l’accident et de l’état de certains blessés.
Les circonstances exactes de la collision restent pour l’heure indéterminées. Les autorités ont ouvert des investigations afin d’établir les causes précises de l’accident et de déterminer les éventuelles responsabilités.
Cette nouvelle tragédie intervient seulement trois semaines après un autre accident mortel sur le même axe routier. Dix-sept personnes avaient alors perdu la vie dans une collision sur cette importante liaison entre Nairobi et Mombasa.
La répétition de ces accidents relance les inquiétudes sur la sécurité routière au Kenya. La vitesse excessive, le mauvais état de certaines infrastructures routières ainsi que les comportements à risque des conducteurs sont régulièrement évoqués parmi les principales causes des accidents dans le pays.
L’Autorité nationale kenyane des transports et de la sécurité (NTSA) a par ailleurs classé le tronçon concerné comme un « point noir », c’est-à-dire une zone particulièrement exposée aux accidents. Des recommandations avaient déjà été formulées pour améliorer la sécurité sur cette portion de l’autoroute.
Le nouvel accident devrait ainsi raviver le débat sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de sécurisation des axes routiers les plus dangereux du Kenya. Les autorités devront notamment déterminer si les recommandations précédemment formulées ont été effectivement mises en œuvre.
Djah OPELY












