@informateur.ci- À quelques semaines de l’élection présidentielle, Konan Kouadio Siméon (KKS), a vivement critiqué l’attitude du président Alassane Ouattara, qu’il accuse de « passage en force » en dépit des appels au dialogue national.
Dans un communiqué solennel, KKS s’est adressé directement au chef de l’État après la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats à la magistrature suprême. Pour lui, cette étape, censée clore la phase préparatoire du scrutin, scelle au contraire l’échec du dialogue politique. « Cette ultime étape semble mettre le dernier clou dans le cercueil du dialogue tant appelé par tous », déplore-t-il.
Selon Konan Kouadio Siméon, le contexte sécuritaire explosif de la sous-région devrait pousser le gouvernement à rechercher l’apaisement plutôt qu’à organiser des élections contestées. « La responsabilité du président de la République, garant de l’unité nationale, est de veiller à éviter la moindre étincelle sur l’ensemble du territoire », insiste-t-il, rappelant que le rejet de plusieurs candidats de l’opposition et la décision de briguer un quatrième mandat alimentent la colère populaire.
KKS avertit que ce climat risque de conduire à une confrontation et, par conséquent, à une répression dont les conséquences pourraient être dramatiques. « En optant pour la perspective de la confrontation, le Chef de l’État prend le risque d’engager le pays dans une énième crise », prévient-il.
Face à ce qu’il considère comme une dérive, le candidat propose une feuille de route inspirée de la philosophie de Félix Houphouët-Boigny, père de la Nation : Dialogue national inclusif, Report des élections, Mise en place d’une transition républicaine sans rupture de l’ordre constitutionnel, Organisation d’élections apaisées après une véritable réconciliation nationale.
Pour KKS, seule une telle démarche peut éviter le chaos et restaurer la confiance entre les Ivoiriens. Il cite Houphouët-Boigny : « Quand le dialogue n’a pas fait l’économie de la guerre, un jour il faudra bien mettre fin à cette guerre par des négociations ».
Konan Kouadio Siméon conclut en appelant à un « sursaut national » et à un retour au dialogue avant qu’il ne soit trop tard : « Écoutons le père de la Nation. Préservons des vies et épargnons à la Côte d’Ivoire une nouvelle crise.»
Djah OPELY












