@informateur.ci- À six mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, GPS tire la sonnette d’alarme contre la partialité de la CEI et l’exclusion politique croissante, pointant les dangers d’une crise électorale imminente.
Réuni le samedi 12 avril 2025 en session ordinaire, le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a livré une analyse critique de la situation socio-politique nationale et internationale, marquant une nouvelle alerte dans le climat politique ivoirien.
L’organisation dirigée par Guillaume Soro s’inquiète de l’attitude persistante de la Commission Électorale Indépendante (CEI), qu’elle accuse de fermer la porte à tout dialogue constructif et de refuser les réformes nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Pour GPS, cette posture rigide et non conforme aux exigences légales alimente un contexte explosif à l’approche du scrutin présidentiel d’octobre 2025.
Selon ce mouvement politique, le refus de la CEI de procéder à une révision transparente de la liste électorale, malgré son obligation légale, est perçu comme une stratégie délibérée d’exclusion. Ce blocage a d’ailleurs conduit au retrait des représentants du PDCI et du PPA-CI de l’institution, un signe alarmant de la perte de confiance au sein de l’opposition.
GPS fustige également ce qu’elle considère comme une instrumentalisation des institutions étatiques à des fins politiques, pointant du doigt la continuité d’un système qu’elle juge verrouillé et peu respectueux des principes démocratiques. Le mouvement rappelle qu’en 2010, Alassane Ouattara lui-même dénonçait de telles pratiques lorsqu’il était dans l’opposition.
«Les mêmes causes produisent les mêmes effets», avertit GPS. Selon le mouvement, la répétition des erreurs du passé pourrait replonger le pays dans une instabilité profonde, nourrie par la frustration, l’injustice et l’exclusion politique.
Enfin, GPS tient à souligner la responsabilité de la CEI dans cette situation. En se plaçant, selon ses mots, au service des intérêts du pouvoir en place, l’institution électorale compromet sa mission première : garantir des élections libres, inclusives et transparentes.
Pour le mouvement politique de l’ancien Premier ministre, il est encore temps d’éviter une crise dont les prémices sont déjà visibles.
Y.K/informateur.ci












