@informateur.ci- À six mois de la présidentielle 2025, GPS dénonce la modification unilatérale du code électoral par le gouvernement ivoirien, appelant à un dialogue politique et au respect des engagements régionaux.
À l’issue de sa réunion hebdomadaire tenue le samedi 10 mai 2025, le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a exprimé ses vives préoccupations concernant l’évolution du cadre juridique des élections en Côte d’Ivoire.
Le mouvement fondé par Guillaume Soro a réagi à l’ordonnance adoptée le 7 mai 2025 par le gouvernement, modifiant l’article 51 du Code électoral. Cette réforme redéfinit les conditions de recueil du parrainage électoral en limitant les zones concernées aux 31 régions administratives et aux deux districts autonomes d’Abidjan et Yamoussoukro, excluant ainsi les 12 nouveaux districts créés en 2021.
Bien que cette décision soit présentée par l’exécutif comme une simplification administrative, GPS dénonce l’absence totale de concertation avec les autres forces politiques du pays. Selon le mouvement, une telle décision, prise à quelques mois seulement du scrutin présidentiel, porte atteinte à la stabilité du processus électoral.
GPS s’appuie notamment sur l’article 2 du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui stipule qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections, sauf s’il existe un large consensus politique.
Le mouvement politique redoute que cette initiative ne constitue un précédent dangereux, ouvrant la voie à d’éventuelles modifications unilatérales futures. Ces pratiques pourraient, selon lui, miner la transparence, l’équité et la paix sociale durant le processus électoral.
Ainsi, GPS appelle le gouvernement ivoirien à faire preuve de responsabilité politique, à respecter ses engagements régionaux et internationaux, et à garantir un cadre électoral stable, inclusif et concerté.
Y.K//informateur.ci












