@informateur.ci- Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a publié ce jeudi 18 septembre un communiqué officiel pour répondre aux accusations d’« enlèvements » et de « disparitions » formulées par certains acteurs politiques et médias.
Depuis plusieurs semaines, des dirigeants de partis et des organes de presse dénoncent des interpellations réalisées par des hommes encagoulés, qu’ils qualifient d’enlèvements. Une affirmation que le Procureur rejette catégoriquement. « Ce narratif jette le discrédit sur les services de Police et de Gendarmerie, ainsi que sur les opérations menées dans le cadre de la répression des infractions », déclare-t-il.
Selon lui, ces accusations viseraient à faire croire à l’opinion publique nationale et internationale qu’il existerait des milices agissant pour le compte du régime, hors de tout cadre légal. « Ce n’est pas conforme à la réalité », insiste-t-il.
Le Procureur rappelle que, conformément au Code de Procédure Pénale, toutes les opérations d’interpellation ou d’arrestation sont menées sous sa direction et dans le strict respect de la loi. L’usage de cagoules par certaines unités ne constitue pas une violation des droits, mais correspond à un protocole d’intervention répandu dans de nombreux pays.
Il rassure par ailleurs la population : « La Côte d’Ivoire ne connaît ni enlèvements, ni séquestrations, ni disparitions forcées. Toutes les personnes interpellées font l’objet d’enquêtes et, le cas échéant, de procédures judiciaires régulières ».
Ce communiqué vise à calmer les inquiétudes et à rappeler que les services de sécurité opèrent dans un cadre légal. Les autorités encouragent les citoyens à se fier aux institutions judiciaires pour toute réclamation ou dénonciation d’abus, plutôt qu’à la diffusion de rumeurs.
Djah OPELY












