@informateur.ci- Dans l’affaire Corsair, Jean-Louis Billon aurait privilégié Air Côte d’Ivoire pour renforcer l’économie nationale. Ci-dessous ses arguments sur la souveraineté économique et les limites du système de santé ivoirien.
Dans un contexte où les économies africaines sont de plus en plus exposées aux chocs extérieurs, Jean-Louis Billon, homme d’affaires et figure politique ivoirienne, défend l’idée que soutenir les entreprises locales est une nécessité stratégique.
Dans l’affaire relative à une convention entre des institutions de la République de Côte d’Ivoire et la compagnie française Corsair, Billon aurait clairement exprimé une préférence pour Air Côte d’Ivoire. Une position qui, selon lui, s’inscrit dans une logique de renforcement de l’autonomie économique du pays. «Renforcer les entreprises locales permet de faire face aux chocs extérieurs. C’est par cette voie que nous pouvons véritablement renforcer notre économie et notre souveraineté», a -t-il déclaré.
Concernant les facilités de soins à l’hôpital américain de Paris pour des autorités ivoiriennes et leurs familles, Jean-Louis Billon martèle que la priorité doit rester le bien-être collectif. Et cela passe, entre autres, par un développement accru de secteurs clés comme la santé. Il n’avait pas hésité dans le temps à critiquer ouvertement le système de couverture maladie universelle (CMU), qu’il juge inefficace. «La CMU ne sert à rien. Il faut arrêter de dire aux Ivoiriens que la santé est gratuite, elle ne l’est pas », affirme-t-il sans détour.
Plus encore, il propose une mesure radicale pour sensibiliser les décideurs : les contraindre à se soigner en Côte d’Ivoire afin qu’ils expérimentent la réalité du système de santé local. «Quelque chose devrait être obligatoire pour nos autorités : le fait de se soigner en Côte d’Ivoire. Comme ça, on pourra tous apprécier la qualité des soins pour lesquels la CMU est obligatoire».
Y.K/informateur.ci












