@informateur.ci- Plus de 8,34 tonnes de produits stupéfiants et de médicaments de qualité inférieure et falsifiés (MQIF) ont été incinérées vendredi à la décharge municipale de Guiglo, dans la région du Cavally. L’opération a été menée sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de Guiglo et conformément aux directives de la hiérarchie policière.
Les produits détruits avaient été saisis par les forces de l’ordre entre le 18 avril et le 9 octobre 2026. Le lot comprenait notamment 138,76 kg de cannabis et 8 202,20 kg de médicaments de qualité inférieure et falsifiés. À cela s’ajoutaient 217 grammes de Tramaking 225, 61 grammes de Tapentadol, 8,10 grammes de cocaïne et 5 grammes d’héroïne.
Au total, la quantité de produits prohibés ou falsifiés incinérés dépasse 8,34 tonnes. Selon les estimations de la police, leur valeur marchande se situait entre 40 et 50 millions de FCFA.
Le commissaire de police Thomas Gbossouna Mlanhoro, chef de l’antenne régionale de la police antidrogue de Guiglo et responsable du groupe de répression antidrogue, a expliqué que ces saisies sont le résultat d’opérations spéciales conduites par son service. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des instructions de la hiérarchie policière et sont menées parallèlement par les différentes antennes spécialisées du pays.
L’antenne de Guiglo intervient dans plusieurs zones de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Son ressort couvre notamment l’ensemble de la région du Cavally, ainsi qu’une partie du Guémon, avec les villes de Duékoué et Bangolo, et la localité de Guessabo, dans la région du Haut-Sassandra.
À l’occasion de cette opération, le commissaire Thomas Gbossouna Mlanhoro a appelé les consommateurs et les trafiquants à abandonner leurs activités illicites. Il les a avertis de la détermination des forces de l’ordre à poursuivre la lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants et de produits pharmaceutiques falsifiés.
Le responsable de la répression antidrogue a également insisté sur les risques liés à la consommation de stupéfiants et de médicaments de qualité inférieure ou falsifiés. Il a rappelé que ces produits constituent une menace pour la santé et peuvent compromettre durablement l’avenir des personnes qui les consomment.
Cette opération d’incinération illustre ainsi la poursuite des actions engagées par les autorités ivoiriennes contre le trafic de drogue et la circulation des médicaments falsifiés, considérés comme des facteurs de risques sanitaires et sociaux.
Djah OPELY












