@informateur.ci- Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la dette publique de la Côte d’Ivoire atteindra 58,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Ce niveau, bien qu’en légère hausse par rapport aux années précédentes, maintient le pays dans la catégorie de risque « modéré », rassurant ainsi les marchés et les investisseurs.
Selon l’institution de Bretton Woods, cette projection intervient dans un contexte particulier, marqué par l’élection présidentielle de 2025, souvent synonyme de hausse des dépenses publiques et d’intensification du recours à l’endettement. Malgré cette conjoncture, le FMI salue les efforts du gouvernement ivoirien pour maintenir l’équilibre macroéconomique et limiter les déséquilibres budgétaires.
L’institution prévoit en effet une réduction progressive du déficit budgétaire, attendu à 3 % du PIB en 2025. Ce chiffre est conforme aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui fixe cette limite comme plafond. Cette performance, selon le FMI, témoigne de la discipline budgétaire des autorités ivoiriennes, malgré les défis liés aux pressions sociales et aux investissements dans les infrastructures.
Les experts estiment que la poursuite de ces réformes permettra de préserver la soutenabilité de la dette et de soutenir la croissance économique, qui reste l’une des plus dynamiques de la sous-région. Les secteurs prioritaires, tels que les transports, l’énergie et l’agriculture, devraient continuer de bénéficier de financements publics et privés, contribuant à la transformation structurelle de l’économie.
Pour le FMI, le respect des engagements budgétaires et la maîtrise de l’endettement constituent des signaux positifs pour les partenaires techniques et financiers. Ces efforts renforcent la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur les marchés internationaux, à un moment où de nombreux pays africains font face à des tensions sur leurs finances publiques.
Djah OPELY













